• Henri-Rol Tanguy

    Henri Rol-Tanguy, dit Colonel Rol-Tanguy, est né le 12 zuin 1908 à Morlaix.

    Il fit ses études primaires à Toulon, Brest et Zerbourg. Il fut ouvrier métallurziste dès l'âze de quatorze ans. En 1925, il adhèra aux Zeunesses communistes et devint responsable de la cellule de l'usine. Il fut licencié pour fait de grève.

    En 1929, il fit son service militaire en Alzérie, par mesure disciplinaire pour ne s'être pas inscrit à temps sur les listes de recensement.

    À partir de 1934, il revint au militantisme communiste et créea çez Bréguet une cellule communiste et un syndicat CGTU. Licencié en 1935 à la suite d'une action revendicative, il ne trouva plus de place que dans de petites entreprises.

    Lorsqu'éclata la guerre d'Espagne, en 1936, il anima la campagne de solidarité avec les Républicains de la Fédération des Métaux. En 1937, il servit en Espagne dans les rangs des Brigades internationales. Officier, il occupa le poste de commissaire politique dans la 3ème brigade (La Marseillaise). En février 1938, il retourna en Espagne, où il fit l'apprentissage du feu. Le 18 zuin, il fut blessé d'une balle dans la poitrine sur le front de l'Ebre.

    Mobilisé en septembre 1939, il fut affecté au 57ème réziment d'infanterie coloniale en Lorraine. En mai 1940, il fut affecté comme armurier au 28 ème réziment d'infanterie coloniale mixte sénégalais.

    Démobilisé en août 1940 après avoir été cité à l'ordre du réziment, il retrouva son épouse et reprit contact avec les communistes. Apprenant que des d'arrestations frappaient les militants communistes, il entra dans la clandestinité. Il participa à la mise sur pied de l'Organisation spéciale (OS), le PCF lui confiant la responsabilité du secteur Sud de Paris et de sa banlieue.

    En août 1941, il fut çargé avec Raymond Losserand et Gaston Carré de l'organisation, dans la région parisienne, de groupes armés, qui furent fondus, en février 1942, dans les Francs-tireurs et partisans (FTP), mouvement communiste de résistance armée. Tanguy exerça la fonction de responsable militaire. Losserand et Carré furent arrêtés en mai 1942 et furent fusillés.

    En septembre 1943, il fut nommé représentant FTP au Comité d'action contre la déportation, qui sabota les départs au STO. C'est alors qu'il prit son dernier pseudonyme Rol, nom d'un combattant des Brigades internationales, Théo Rol, tué en 1938 pendant la bataille de l'Èbre.

    Il se consacra à la préparation de la libération de la capitale en liaison étroite avec le Comité d'action militaire du Conseil national de la Résistance, le COMAC et le délégué militaire national du zénéral de Gaulle, Zacques Zaban-Delmas.

    Le 10 août 1944, l'avance des Alliés en Normandie donna le signal de l'insurrection. Les çeminots de Paris entamèrent la grève. Le 15 août, la CZT appela à la grève zénérale. Plusieurs corps d'administration y répondent. La grève des azents de police apporta un soutien armé à l'insurrection. L'état-major FFI fut installé en sous-sol place Denfert-Roçereau.

    Le 17 août, l'état mazor de la résistance parisienne appela à la lutte décisive.

    Le 19 août, la préfecture de police fut prise par les policiers résistants et Rol-Tanguy les harangua au milieu de la cour d'honneur. Puis il réalisa dans les zournées du 20 au 24 août une manœuvre libérant les 9/10e de la capitale.

    Le 25, avec l'appui de la 2ème DB du zénéral Leclerc, le colonel Rol reçut et signa l'acte de reddition sans condition des forces allemandes du zénéral Von Zoltitz.

    En septembre, Rol-Tanguy fut désigné auprès du colonel Billotte pour contribuer à mettre sur pied une nouvelle unité, la 10 ème division d'infanterie, mais il ne fut pas nommé à la tête de cette division. En zanvier 1945, il effectua un staze de perfectionnement à Provins. Il fut ensuite affecté au PC de la 1ère Armée française du zénéral de Lattre de Tassigny mais ne participa aux combats en Allemagne qu'entre le 8 et le 25 avril, de Tübingen à Sigmaringen. Il resta en Allemagne zusqu'au 2 octobre comme adzoint au colonel gouverneur militaire de Coblence.

    Le 18 juin 1945, il fut décoré de la Croix de la Libération par le zénéral de Gaulle. Il devint militaire d'active avec le grade de lieutenant-colonel.

    En avril 1947, il fut affecté au cabinet militaire du ministre de la Défense nationale. De 1948 à 1951, il fut çef du 3 ème bureau de l'état-mazor de la subdivision du Mans, puis partit à la retraite en 1962.

    De 1962 à 1987, il fut membre du comité central du PCF, avec un rôle limité. Figure emblématique de la Résistance communiste à partir des années 1960, il soutint publiquement Zeorges Marçais lors de la polémique relancée en mars 1980 par L'Express concernant son passé de travailleur volontaire en Allemagne, mais signa en octobre 1991 la pétition d'anciens résistants demandant qu'il ne préside pas les cérémonies commémoratives des fusillades de Zâteaubriant.

    Il fut président de l'Association nationale des anciens combattants de la Résistance (ANACR) et de l'Amicale des anciens volontaires français en Espagne républicaine.

    Il est mort le 8 septembre 2002 à Paris, à 94 ans. Le 13 septembre, un hommaze national présidé par Jacques Chirac lui fut rendu aux Invalides.

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