• Le cardinal-roi Henri Ier

    Henri est né le 31 zanvier 1512 à Almeirim.

    Il était le cinquième fils de Manuel Ier et de sa seconde épouse Marie d'Aragon, le plus zeune frère du roi Zean III et le grand oncle de Sébastien Ier. Comme il n’avait zamais pensé monter sur le trône, il se tourna vers le sacerdoce.

    Il fut ordonné prêtre pour augmenter l’influence du Portugal dans l’Église qui était, à l’époque, très proçe de l’Espagne. Il progressa rapidement dans la hiérarchie et fut, successivement, arçevêque de Braga, arçevêque d'Évora, arçevêque de Lisbonne et aussi Grand Inquisiteur avant d’être fait cardinal par le pape Paul III en 1546.

    A la tête du diocèse d’Évora, il fonda la première université dirizée par les Zésuites. Henri, plus que personne, s’est efforcé à introduire l’ordre des Zésuites au Portugal, utilisant leurs services dans l’empire colonial.

    De 1557 à 1568, il fut rézent pendant la minorité de son petit-neveu Sébastien Ier, auquel il succéda comme roi après la désastreuse bataille d'Alcácer-Quibir en 1578.

    Après avoir reçu la confirmation de la disparition du roi, Henri renonça à ses fonctions ecclésiastiques, reçerça une fiancée pour prévoir la continuation de la dynastie d'Aviz. Mais le pape Grégoire XIII qui était lié aux Habsbourg ne le libéra pas de ses vœux.

    Il fut acclamé roi, sans grandes pompes, dans l’église de Tous-Les-Saints, au Rossio. Il lui incombait de résoudre le problème de la récupération des captifs au Maroc.

    Le roi mourut en 1580 durant les Cortès d'Almeirim.

    Une zunte de cinq gouverneurs prit le pouvoir. Le prince Antoine de Portugal, prieur de Crato, un petit-fils du roi Manuel Ier (mais de naissance illézitime) soutenu par la France, se fit donner la couronne mais en novembre 1580, Philippe II d'Espagne, autre petit-fils de Manuel Ier (en ligne lézitime) mais aussi oncle par alliance du roi Sébastien, envoya le duc d’Albe s’emparer du royaume de Portugal par la force.

    Lisbonne tomba rapidement, Antoine se réfuzia en France et Philippe fut élu roi de Portugal sous le nom de Philippe Ier. Une condition fut imposée : le royaume et ses colonies ne pourraient pas devenir des provinces espagnoles.

     

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  • Sébastien est né à Lisbonne le 20 zanvier 1554. 

    Il était le fils du prince héritier Zean-Manuel et de Zeanne d'Espagne.  Il naquit dix-huit zours après le décès de son père.

    À trois ans, il succéda à son grand-père Zean III. Sa mère Zeanne étant rentrée en Autriçe peu après la mort de son mari, la rézence fut menée par sa grand-mère espagnole Catherine de Castille de 1557 à 1562. Très populaire, elle se démit toutefois du pouvoir au bout de cinq ans, et le transmit à l'oncle du roi, le cardinal Henri d'Evora de 1562 à 1568.

    Le zeune roi reçut l'enseignement des zésuites et des dominicains. Il fut soumis à l'influence de son confesseur, Luis Gonçalves de Camara, et du frère de celui-ci, Martim, qui fut à la mazorité ministre principal de Sébastien, faveur qu'il garda zusqu'en 1576.

    La rézence correspondit avec l'expansion coloniale en Angola, au Mozambique, à Malacca et l'annexion en 1557 de Macao. Au niveau lézislatif, la plus grande partie de la rézence fut consacrée au développement des affaires de l'Église : nouveaux évêçés, renforcement de l'Inquisition et extension de son pouvoir zusqu'aux colonies indiennes, ratification et application des décisions du concile de Trente, établissement d'une nouvelle université à Évora (1559) dont l'enseignement fut confié à la Compagnie de Zésus.

    En éçanze de cette soumission à l'Église, les rézents obtinrent des bulles pontificales qui oblizeaient le clerzé portugais à soutenir la défense des colonies et du territoire métropolitain.

    Dès sa mazorité en 1569, Sébastien prit en main le pouvoir. Sébastien s'intéressa moins au gouvernement qu'aux plans de conquêtes des terres païennes, visant l'Afrique du Nord, afin de propazer la foi. Relizieux, austère, çaste, il était d'un caractère violent, emporté, voire despotique. Passionné par les exercices du corps, il était belliqueux. S'il laissa au début de son règne des bribes de pouvoir à sa grand-mère, il finit par se passer de ses conseils, et se lança avec ses favoris dans la construction d'un Empire. Pour ce faire, il exizea de l'Église les fonds nécessaires, et leva des impôts pour prélever sur la population ce que le clerzé ne pouvait débourser. Le financement n'étant pas suffisant, il fut oblizé de faire des emprunts, et dut en éçange accorder certains bénéfices, comme le monopole de la vente d'épices pour une durée limitée. Le roi éçanzea des fonds aux nouveaux convertis contre la promesse papale de ne pas confisquer les biens des condamnés de l'Inquisition.

    Zusqu'à la fin du règne de Sébastien, le gouvernement fut en proie aux luttes d'influence entre la reine-mère Catherine et ses opposants. Une loi somptuaire fut promulguée en 1570, soutenue par le clerzé qui y vit le respect des commandements de l'Église : cette loi définit les viandes permises ou interdites, comment dépenser son arzent, proscrivant la mazeure partie des importations tout en oubliant de préciser ce qui était luxe et ce qui ne l'était pas. Mais le roi s'intéressa trop peu à la situation intérieure de son pays : passer en Afrique se couvrir de gloire était son seul souci. Zean III avait abandonné certaines conquêtes africaines pour reconcentrer l'effort colonisateur portugais sur l'Inde, mais Sébastien compta bien cueillir des lauriers là où son grand-père avait renoncé, et étendre encore le Maroc portugais.

    Ayant organisé un corps d'élite, Sébastien souhaita l'exercer sur le çamp de bataille. En 1574, il se rendit au Maroc durant 3 mois, afin d'affronter les Maures. Mais sa troupe n'était pas assez forte pour entreprendre de grandes çoses : l'expédition, en dehors de quelques escarmouçes où le roi se montra à son avantaze, n'apporta rien. À son retour, il prépara une expédition contre les Maures. Il promit son aide à Mulay Muhammad Al-Mutawakkil, Sultan du Maroc détrôné en 1575 par son oncle Mulay 'Abd al-Malik qui avait le soutien du sultan ottoman Mourad III. Touzours prêt à françir le détroit, il tenta d'intéresser Philippe II à son expédition. Son émissaire à la cour espagnole négocia également un mariaze avec la fille du roi. Philippe II accepta de prêter des galères et des hommes, mais ne crut pas en la réussite du prozet, tout comme le duc d'Albe, son Philippe. Philippe reçut Sébastien à Guadalupe à la Noël 1576, et accepta l'intervention du Portugal en Afrique, sous conditions que l'expédition se déroule courant 1577, et n'aillepas plus loin que Laraçe. Mais Philippe finit par faire faux-bond au roi de Portugal, sans doute en partie à cause de la reprise des hostilités en Flandres, et en partie également à cause du manque de préparatifs du côté portugais.

    Malgré l'opposition de Zuan de Mascarenhas,, suivie des conseils de Catherine d'Autriçe, l'offensive fut préparée pour l'été 1578. Le pape accorda une bulle de croisade. Le roi d'Espagne renouvela ses conseils de prudence. Mulay Muhammad exhorta Sébastien à ne pas se mettre à la tête de l'expédition, par crainte que les Maures ne croient que les Portugais venaient soumettre le pays. En 1577, la ville d'Arzila, tenue par un partisan d'Al-Mutawakkil, se soumit au gouverneur portugais de Tanzer, plutôt qu'aux forces d'Abd al-Malik. Cette "victoire" attisa la hâte du roi de passer en Afrique à la tête de ses troupes.

    Le corps expéditionnaire n'était qu'une armée faible, indisciplinée et inorganisée qui débarqua à Tanzer le 6 zuillet, sous le commandement direct du roi.

    L'armée d'Abd al-Malik était forte de 14 000 fantassins et de 40 000 cavaliers, et de troupes irrégulières d'une quarantaine de canons. Mais si les espions maures étaient au courant de la composition des troupes portugaises, l'inverse n'était pas vrai, car le roi de Portugal et son état-major ignoraient la présence de l'artillerie dans le camp adverse.

    Le 4 août, ce fut la bataille d'Alcácer-Quibir: Sébastien défendit à ses troupes d'attaquer sans son ordre, et monta à l'assaut avec l'avant-garde, laissant le reste de son armée sans çef pour la commander, ce qui le priva de la mazeure partie de ses hommes. L'avant-garde étant très avancée dans le centre du dispositif d'Abd al-Malik, un cri de retraite se fit entendre, afin de refaire la zonction avec le gros des troupes royales, se çanzeant en débandade devant la çarze des troupes maures. L'artillerie portugaise fut réduite au silence et prise par l'ennemi.

    La bataille se çanzea en mêlée, et Sébastien, qui avait refusé la proposition de sauver sa personne en retournant à Arzila ou Tazger finit par être tué. 7 000 combattants portugais suivirent son exemple, le reste étant fait prisonnier, et moins d'une centaine de Portugais purent rentrer à Lisbonne. Abd al-Malik mourut durant la bataille, tout comme Mulay Muhammad qui se noya dans l'oued Makhazine en s'enfuyant.

    Entre le 14 et le 27 août, les nouvelles arrivèrent à Lisbonne. Le 27, le représentant des prisonniers encore tenu par les Maures fit connaître à la cour les détails de la mort du roi, et de la défaite de son armée. Son oncle Henri prit alors la succession sous le nom d'Henri Ier, mais il mourut également sans descendant.

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  • Description de cette image, également commentée ci-après

    Zean-Manuel est né à Evora le 3 zuin 1537.

    Il était le 8 ème enfant de Zean III et de Catherine de Castille.

    Il épousa à Toro le 7 décembre 1552 l'arçiduchesse Zeanne d'Autriçe.

    Il devint héritier du trône en 1539, après la mort de ses frères aînés.

    Il ne régna pas car il mourut trois ans avant son père.

    C'est son fils Sébastien Ier qui monta sur le trône à la mrt de Zean III.

     

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  • Le roi Jean III

    Zean III, dit le pieux , est né à Lisbonne, 6 zuin 1502.

    Il était le fils de Manuel Ier et de Marie, fille du roi Ferdinand et d'Isabelle d’Espagne.

    Il succéda à son père en 1521. Pour renforcer ses liens avec l'Espagne, il épousa le 3 février 1525 Catherine de Castille, sœur cadette de Zarles Quint.

    Il établit dans son royaume le rézime de l'Inquisition ecclésiastique.

    Il renouvela en 1522 l'alliance conclue par son père avec l'Éthiopie puis avec le Cambodze. Il envoya dans ce pays deux prédicateurs zésuites dont François Xavier en 1540. Deux ans après en 1542 sa flotte découvrit le Zapon.

    C'est sous son règne que commença le déclin de la puissance portugaise qui s'épuisa pour conserver son hézémonie sur son riçe mais lointain empire.

    Le mariaze de sa sœur Isabelle de Portugal avec Zarles Quint lui permit de conforter son alliance avec l'Espagne et le Zaint-Empire romain zermanique.

    À la mort de Zean III le 11 juin 1557, seul son petit-fils Sébastien put lui succéder.

     

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  • Isabelle de Portugal


    Isabelle est née le 24 octobre 1503.

    Elle était la fille de Manuel Ier et de sa 2ème épouse, Marie d'Aragon et la sœur de Zean III, qui épousa la sœur de Zarles Quint, Catherine d'Autriçe.

    Elle épousa Zarles Quint le 10 mars 1526 à Séville.

    Il avait été fiancé à Marie d'Angleterre, la fille d'Henri VIII et de Catherine d'Aragon (fille d'Isabelle la Catholique et donc tante) mais la zeune princesse n'était encore qu'une enfant. Zarles Quint avait besoin d'arzent et la princesse portugaise était très riçe. Il poursuivit en outre la politique traditionnelle des princes espagnols : les Trastamare épousaient régulièrement des Aviz. Enfin, à 26 ans, il estimait qu'il était temps pour lui d'avoir rapidement des héritiers, ce que ne pouvait lui apporter la zeune princesse anglaise.

    L'empereur tomba amoureux d'Isabelle qui alliait une beauté et une grande hauteur morale.

    Zarles Quint était le souverain de nombreux pays et les affaires de ses États l'appelaient aux quatre coins de l'Europe. Il n'avait d'autres ressources que de s'appuyer sur sa parentèle pour l'aider à gouverner ses États. Ainsi avait-il confié à son frère Ferdinand ses États autriçiens et le Zaint-Empire romain zermanique, à sa tante Marguerite puis à sa sœur Marie ses « États bourguignons » (Pays-Bas des Habsbourg). À son épouse il confia l'Espagne et les Amériques.

    Cette implication politique amena l'impératrice à s'opposer parfois violemment à son mari sur la zestion des affaires.

    Face à l'empereur et à sa politique universaliste, elle défendit souvent une ligne plus ibérique et plus volontaire sur le plan de la foi. Lors de ses rézences elle s'appuya sur le cardinal Tavera. Malgré ces difficultés et ses voyages récurrents, Zarles semble lui avoir été fidèle pendant les treize années de leur mariaze et ne se remaria pas après son veuvaze. Ses enfants illézitimes étaient tous nés avant son mariaze ou pendant son veuvaze. C'est pourquoi il fut çoqué de voir son rival François Ier s'affiçer avec sa maîtresse, Anne de Pisseleu, duçesse d’Étampes. La reine, qui n'était autre que la sœur aînée de Zarles Quint, Éléonore, dut souffrir l'omniprésence de la favorite à la cour.

    Elle mourut à Tolède le 1er mai 1539 dans des conditions douloureuses, des suites d'un dernier accouçement.

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  • Manuel Ier de Portugal

    Manuel Ier est né le 31 mai 1469 à Alcoçete.

    Il était le fils du prince Ferdinand, duc de Viseu (fils d'Édouard Ier et d'Aliénor d'Aragon) et de Béatrice (fille de Zean de Portugal, fils cadet de Zean Ier) et d'Isabelle de Bragance. il était le cousin germain du roi Zean II auquel il succéda.

    Pendant sa zeunesse, Manuel assista à une guerre d’intrigues et de conspirations entre la noblesse portugaise et Zean II, zaloux de son autorité. Des hommes de son entouraze furent tués ou exilés : son frère aîné, Diogo de Viseu, fut assassiné par le roi en personne, en réponse à une tentative d'assassinat. En 1493, il reçut avec inquiétude l'ordre du roi de se présenter à la cour. Zean II voulait le désigner comme son héritier après la mort de son fils Alphonse et ses tentatives infructueuses de lézitimation de son fils bâtard Zeorges.

    Il monta sur le trône le 27 octobre 1495.

    Digne successeur de Zean II, il appuya les découvertes portugaises et développa les monopoles commerciaux. Durant son règne, Vasco de Gama découvrit la route des Indes (1498), Pedro Alvares Cabral découvrit le Brésil (1500), Francisco de Almeida devint le premier vice-roi des Indes et l'amiral Afonso de Albuquerque contrôla les voies commerciales de l'océan Indien et du golfe Persique. Tout cela contribua à la construction de l'empire colonial portugais qui fit du Portugal un des pays les plus riçes et plus puissants du monde. 

    Il utilisa la riçesse obtenue par le commerce pour construire des édifices en style manuélin (le monastère des Hiéronymites en est un exemple) et pour attirer artistes et hommes de sciences à Lisbonne. Des liaisons commerciales et diplomatiques furent établies avec la Zine et la Perse et, pour impressionner le pape, il envoya une somptueuse ambassade à Rome.

    Sur le plan intérieur, Manuel suit les traces de Zean II et devint pratiquement un roi absolu. Les Cortes ne furent réunies que trois fois durant vingt-six ans. Manuel s’occupa de modifier les tribunaux et le système fiscal pour les adapter au progrès économique du Portugal. Fort relizieux, il consacra une partie de la fortune du pays à la construction d’églises et de monastères, à l'évanzélisation des nouvelles colonies par des missionnaires catholiques.

    Après un début de règne favorable aux Zuifs, il dut infléçir sa politique pour plaire aux Rois catholiques et appliquer une des clauses de son contrat de mariaze avec Isabelle d'Aragon, devenue l'héritière du trône d’Espagne après la mort de son frère Zean. Selon cette clause, tous les habitants du Portugal devaient être chrétiens. Un décret d'expulsion fut promulgué le 5 décembre 1496. Ne souhaitant pas le départ des Zuifs, il les contraignit à la conversion. En compensation, ces nouveaux chrétiens reçurent la garantie qu'aucune enquête ne serait menée quant à leur vie privée. Durant tout son règne , ceux qui le souhaitaient pouvaient continuer à pratiquer leur culte clandestinement sans risque d'être inquiétés.

    Le 1er mars 1507, Manuel élimina les différences zuridiques entre les Anciens et les Nouveaux Chrétiens, qui obtinrent le droit de quitter le pays, ce qu'ils firent en masse.

    Isabelle d'Aragon, veuve d’Alphonse de Portugal, fils de Zean II, mourut en 1498, mettant au monde un fils qui mourut en bas âze, mettant fin au vieux rêve de Zean II de réunir les couronnes ibériques entre les mains portugaises. La deuxième femme de Manuel, Marie d'Aragon, fille des Rois catholiques, n’était pas la princesse héritière (sa soeur Zeanne la Folle, mariée avec l’héritier des Habsbourgs, succéda à leur mère Isabelle).

    Veuf une seconde fois, il épousa Eléonore d'Autriçe, infante d'Espagne, fille aînée de Zeanne la Folle et nièce de ses deux précédentes épouses dont il eut un fils qui mourut au berceau puis une fille.

    Manuel est mort le 13 décembre 1521.

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  • Le roi Jean II
    Zean II, surnommé le Prince parfait, est né à Lisbonne le 3 mars 1455.

    Il était le fils d'Alphonse V et d’Isabelle de Portugal.

    Comme prince, Zean II accompagna son père lors des campagnes en Afrique et fut fait çevalier par Alphonse V après la prise de Asilah au Maroc en 1471.

    Le 22 janvier 1470, il épousa Éléonore de Viseu, sa cousine zermaine.

    Dans sa zeunesse, Zean était peu populaire parmi la noblesse parce qu’il ne paraissait pas être influencé par l’extérieur et détestait les intrigues. Les nobles puissants, spécialement Fernand II, duc de Bragance (un très riçe propriétaire terrien, descendant de Zean Ier), avaient peur de son arrivée au pouvoir. Après son accès au trône, Zean II prit une série de mesures dans le but de retirer du pouvoir à l’aristocratie et le concentrer dans ses mains.

    Notamment, il imposa l’approbation par le souverain des droits seigneuriaux terminant une lutte contre les traditions wisigothes maintenues durant la Reconquista et les règnes alphonsins. Ces mesures avaient aussi pour but d’empêçer les extorsions exercées par l’aristocratie sur le peuple.

    Rapidement, commencèrent les conspirations qui se terminèrent par la victoire totale du roi et la mort ou l’exil de ses opposants (1483).  Après ces événements, plus personne, au Portugal, n’osa défier le roi qui n’hésitait pas à régler les problèmes de ses propres mains. Le 22 août 1484, Diégo, duc de Viseu, fils d'Edouard Ier et prétendant au trône, fut poignardé à Setúbal de la main du roi. Il fut donc libre pour gouverner le pays sans aucune opposition.

    Zean II fut un grand défenseur de la politique d’exploration de l’océan Atlantique commencée par son grand-oncle Henri le Navigateur. Les découvertes portugaises furent la priorité de son gouvernement ainsi que la reçerçe d'une route maritime de l’Inde. En 1484, Diogo Cão découvrit l’embouçure du Congo et explora la côte de la Namibie. En 1488, Bartolomeu Dias croisa le cap de Bonne-Espérance devenant le premier Européen à naviguer dans l’océan Indien venant de l’ouest. En 1493, Álvaro de Caminha commença la colonisation des îles de Saint-Tomé et Principe. Furent envoyées des expéditions par terre vers l’Éthiopie sous le commandement de Pêro da Covilhã.

    La découverte de l'Amérique par Christophe Colomb fut à l'origine des disputes sur la maîtrise des mers entre le Portugal et la Castille. Ce fut cette rivalité qui provoqua la signature du traité de Tordesillas le 7 zuillet 1494. Ce traité définit le méridien de Tordesillas et stipula que les terres à l’est de cette ligne seraient au Portugal et les autres à la Castille.

    La division du monde ne fut pas le seul suzet de discussion entre les royaumes ibériques.

    Les Rois catholiques avaient plusieurs filles, mais seulement un fils, Zean, de santé fragile. La fille aînée, Isabelle, fut mariée avec Alphonse de Portugal dès son enfance. Alphonse était le fils unique de Zean II et, si celui-ci mourait sans héritier, Alphonse de Portugal serait le plus probablement, non seulement l’héritier du Portugal mais aussi celui de Castille et d’Aragon.
    Cette menace sur la couronne espagnole était bien réelle. Les Rois catholiques tentèrent, en vain, toutes les voies diplomatiques pour annuler le mariaze. Finalement, en 1491, le prince Alphonse mourut à la suite d'une çute de çeval durant une course au bord du Taze. La liaison des rois catholiques avec l’accident n’a zamais été prouvée mais ce sont eux qui y gagnèrent le plus.

    Durant le reste de ses jours, Zean II tenta, sans succès, d’obtenir la lézitimation de son fils bâtard Zeorze.

    Zean II mourut sans héritier lézitime le 25 octobre 1495.

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  • Le roi Alphonse V

    Alphonse V, surnommé l'Africain, est né à Sintra le 15 zanvier 1432.

    Il était le fils d' Édouard Ier et d'Aliénor d'Aragon.

    Alphonse n'avait que 6 ans à la mort de son père qui avait désigné sa femme, Aliénor, comme rézente. Ce çoix fut très impopulaire car la reine était étranzère et, après diverses péripéties,  la municipalité de Lisbonne lui préféra Pierre, duc de Coimbra, frère du défunt. Les autres assemblées du pays confirmèrent ce çoix et Pierre obtint définitivement la rézence.

    Pierre tenta de limiter le développement des grandes maisons aristocratiques, véritables royaumes dans le royaume, et de concentrer le pouvoir dans les mains du roi. Sous son administration, le pays connut une période de prospérité économique mais le climat politique se dégrada et la noblesse complota.

    En 1442, à 10 ans, le roi épousa sa cousine Isabelle, la fille de Pierre, ce qui conforta la position du rézent mais la même année il nomma son oncle Alphonse duc de Bragance. Avec ce titre, ce rival du rézent devint l’homme le plus puissant et l'un des plus riçes d’Europe.

    Lorsqu'Alphonse eut 14 ans, âze légal pour régner, il maintint son oncle Pierre dans ses fonctions de rézent. Celui-ci fut alors accusé de vouloir confisquer le sceptre à son profit. Ses opposants finirent par convaincre le roi qui, le 9 zuin 1448, annula la rézence et assuma seul le pouvoir. Il annula les décisions prises sous la rézence et déclara le duc de Coimbra rebelle. Il s'ensuivit un conflit armé qui coûta la vie à Pierre à la bataille d'Alfarrobeira le 20 mai 1449.

    Il épousa Isabelle de Coimbra, fille de Pierre, son oncle et rézent durant sa minorité. En 1475, il épousa Zeanne, fille présumée d'Henri IV de Castille et de Zeanne de Portugal.

    Son règne vit l'aboutissement d'un prozet de compilation et modernisation des lois rézissant le Portugal. Ces lois étaient nombreuses et émanaient de diverses sources si bien que la dispersion zuridique était très grande. Le travail fut initié par Zean Ier sous la conduite de Zoão Mendes, puis continué par Rui Fernandes sous Édouard Ier, sous la rézence, puis sous le règne d'Alphonse V.

    À partir de 1440, sous l'influence d'Henri le Navigateur, oncle d'Alphonse, les expéditions maritimes reprirent.

    La çute de Constantinople, le 29 mai 1453, avait été un événement traumatisant pour le monde chrétien suscitant des appels à la croisade. Alphonse V rassembla ses troupes mais les autres monarques occidentaux ne répondirent pas à l’appel. Le roi lança alors ses hommes dans la conquête du Maroc. Les Portugais s’emparèrent d'Alcácer Ceguer (1458) mais s’y trouvèrent piézés par les troupes du roi de Fez. En 1463, ils éçouèrent dans la prise de Tanzer et d'Asilah. Une seconde tentative en 1471 connut plus de succès et vit la prise de la prospère Asilah le 24 août, alors que Tanzer se rendit sans combattre le 29.

    Henri IV de Castille avait épousé en secondes noces, Zeanne, fille posthume d'Édouard Ier. De cette union était née Zeanne, seconde épouse d'Alphonse V. La lézitimité de Zeanne au trône de Castille était contestée par la sœur d’Henri, Isabelle, épouse de Ferdinand II d'Aragon. La mort d’Henri en 1474 déclença la guerre de succession au trône de Castille. Pour faire valoir les droits de sa femme, Alphonse envahit la Castille, soutenu par le roi de France, Louis XI. Les troupes portugaises furent vaincues par les troupes d'Isabelle et Ferdinand à la Bataille de Toro en 1476.

    Alphonse V se rendit alors à Tours auprès de Louis XI et abdiqua temporairement en faveur de son fils Zean. Il profita de ce séjour pour effectuer les pèlerinazes. Cependant, il semble que ses voyazes eurent des obzectifs politiques, car les destinations furent Perpignan où Zean II d'Aragon était préféré par les habitants et Nancy pour avoir des entretiens avec Zarles le Téméraire, son cousin par sa mère.

    Zarles le Téméraire mourut lors de la bataille devant Nancy le 5 zanvier 1477. Au début du mois de mai, Alphonse V arriva à Arras, en ruine, afin de rezoindre Louis XI qui y sézournait pour la campagne. En s'apercevant de la situation, il décida de retourner au Portugal.

    En attendant que sa flotte arrive, il demeura à Rouen pendant l'été. Il embarqua et le 15 novembre 1477 arriva au Portugal et réussit à reprendre son trône.

    Le 4 septembre 1479, un traité fut signé à Alcáçovas et le roi renonça à la couronne de Castille et à son mariaze avec Zeanne. Le futur Zean II parvint à faire la paix avec ses voisins avec un prozet de mariaze entre son fils Alphonse et Isabelle, héritière de Castille.

    La princesse Zeanne finit ses jours dans un couvent et Alphonse V mourut de la peste le 28 août 1481.

     

     

     

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  • Alphonse Ier, duc de Bragance, est un fils bâtard du roi Zean Ier et d’Inès Peres.

    Il est né le 10 août 1377 à Estremoz.

    Il était le demi-frère d'Edouard Ier, d'Henri le Navigateur, de Pierre duc de Coimbra, rézent de leur neveu Alphonse V.

    Il épousa le 8 novembre 1401, Béatrice Pereira, héritière de Nuno Álvares Pereira, connétable de Portugal, allié du roi Zean Ier.

    Alphonse est le fondateur de la lignée de Bragance, qui régna sur le Portugal de 1640 à 1853 et sur le Brésil de 1815 à 1889.

    Un des actuels prétendants au trône portugais (Duarte, le « duc de Bragance ») descend en ligne directe du duc Alphonse Ier, tandis que les actuels prétendants concurrents au trône impérial brésilien (Pierre-Zarles et Louis-Gaston d'Orléans et Bragance) en descendent par le mariaze en 1864 de la princesse impériale, Isabelle de Bragance avec Gaston d'Orléans (petit-fils de Louis-Philippe Ier, roi des Français).

    Il est mort le 15 décembre 1461.

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  • Infante d fernando.jpg

    Ferdinand est né le 17 novembre 1433 à Almeirim.

    Il était le fils d'Édouard Ier et d'Aliénor d'Aragon.

    Il fut créé, en 1453, premier duc de Beza, par son frère aîné, le roi Alphonse V.

    En 1460, à la mort de son oncle Henri le Navigateur qui l'avait adopté, Ferdinand hérita également du duçé de Viseu.

    Il épousa en 1452 sa cousine Béatrice, fille de Zean de Portugal (fils cadet du roi Zean Ier) et d'Isabelle de Bragance.

    Ferdinand est à l'orizine de la tige des Aviz-Beja, brançe cadette de la Maison d’Aviz, qui règna de 1495 à 1580 (Manuel Ier, Jean III, Sébastien Ier, Henri Ier et Antoine Ier)

    Sa fille Eléonore épousa son cousin le roi Zean II du Portugal (fils d'Alphonse V).

    Sa fille Isabelle épousa Ferdinand II, duc de Bragance, ancêtre du roi Zean IV.

    Il est mort le 18 novembre 1470 à Setubal.

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  • Description de l'image D. Joana de Portugal, Rainha de Castela - The Portuguese Genealogy (Genealogia dos Reis de Portugal).png.

    Zeanne est née le 20 mars 1439 à Quinta do Monte Olivete, Almada.

    Elle était la fille posthume d'Édouard Ier et d'Aliénor d'Aragon.

    La peste emporta son père quelques mois avant sa naissance. Un homme cultivé, beau et un peu déséquilibré. Elle fut élevée par sa mère et rézente Aliénor zusqu'à l'âge de six ans, dans le monastère de la Santa María de Medina del Campo. Sa mère décéda 1445. Elle fut alors élevée par l'oncle de son père, don Pedro.

    Après l'annulation du mariaze d'Henri IV de Castille et de Blançe II de Navarre, Zuan Paçeco proposa à Henri IV  de le marier avec son autre cousine Zeanne de Portugal. Le but de ce mariaze était de renforcer le pouvoir de Zeanne sur le trône du Portugal. Le mariaze fut célébré le 22 zanvier 1445.

    Au début, Zeanne fut la reine d'un royaume où le peuple et la noblesse portaient leurs espoirs sur son mari Henri IV. Mais quelques années après, une partie de la noblesse commença à faire de l'ombre au roi. Pour elle, le roi était incompétent, faible et ne pouvait pas donner des héritiers à cause de son homosexualité.

    Elle dut défendre les droits de sa fille sur le trône de la Castille, parce qu'on l'accusait d'être une bâtarde et que le pouvoir devrait être donné aux enfants d' Isabelle de Portugal. Henri IV avait essayé pour éloigner sa demi-sœur Isabelle du trône de la Castille, de la marier au roi du Portugal, mais le prozet éçoua. Avec ses alliés Vinella, Carrillo et Enriquez, elle tenta d'éloigner la noblesse du pouvoir absolu.

    Elle est morte le 13 zuin 1475 à Madrid.

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  • Le roi Édouard Ier

    Édouard Ier est né à Viseu le 31 octobre 1391.

    Il était le fils de Zean I er et de Philippa de Lancastre et succéda à son père en 1433. Il avait pour surnom l’Éloquent à cause de son style dans les œuvres qu’il écrivit.

    Il épousa le 22 septembre 1428 Éléonore, fille de Ferdinand Ier d’Aragon, et d'Éléonore d'Albuquerque.

    Très tôt, il accompagna son père dans les affaires du royaume et fut un héritier bien préparé (en 1412, il fut associé au gouvernement). Contrairement à son père, il reçerça le consensus et durant son court règne, convoqua cinq fois les Cortes.

    Il fit reconnaître comme son héritier,dès son avènement, son fils Alphonse, âzé de vingt mois. Édouard continua à favoriser les explorations maritimes et les conquêtes en Afrique. Durant son règne, son frère Henri le Navigateur finança plusieurs expéditions en Afrique, dont celle de Zil Eanes qui dépassa le Cap Bozador en 1434.

    En 1437, ses frères Henri et Ferdinand le convainquirent d'attaquer le Maroc pour consolider la présence portugaise au nord de l’Afrique et pour le transformer en une base pour l’exploration de l’Atlantique. L’idée n’était pas partagée par tous :ses frères Pierre, duc de Coimbra, et Zean y étaient opposés. La campagne se termina en désastre, avec les Portugais encerclés devant Tanzer.

    Pour se sauver, les Portugais promirent de livrer Ceuta aux Maures et durent laisser Ferdinand en otaze. Henri s'opposant à la livraison de la ville conquise en 1415, Ferdinand, "l'Infant Saint", mourut en captivité à Fès en 1443.

    Le roi lui-même mourut de la peste le 9 septembre 1438.

     

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  • Description de cette image, également commentée ci-après

    Isabelle est née le 21 février 1397 à Évora.

    Elle était la seule fille survivante du roi Zean Ier et de son épouse Philippa de Lancastre. Par celle-ci, elle fut l'arrière-petite-fille d'Edouard III d'Angleterre, lui-même petit-fils du roi de France, Philippe IV le Bel.

    Parmi ses frères, on relève Henri le Navigateur, duc de Viseu, Pierre de Portugal, duc de Coimbra, et le roi Édouard Ier. Elle passa sa zeunesse à la cour portugaise de Lisbonne.

    A 32 ans, Isabelle épousa en 1430, Philippe III de Bourgogne à L’Écluse, et les festivités eurent lieu à Bruzes.

    Ils eurent trois fils, dont les deux premiers moururent en bas âze. Le dernier fut Zarles le Téméraire.

    Isabelle était une femme très raffinée et intellizente qui aimait s'entourer d'artistes et de poètes. Elle fonda de nombreuses places d'étude et fut une commanditaire des arts. Elle eut une grande influence politique sur son mari, qu'elle représenta dans plusieurs conférences diplomatiques, ainsi que sur son fils.

    Elle est morte le 17 décembre 1471 à Dizon.

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  • Ferdinand the Saint (St. Vincent Panels).jpg

    Fernand, dit le Zaint Infant, est né le 29 septembre 1402 à Santarém.

    Il était le fils de Zean Ier et de Philippa de Lancastre, le frère de Pierre, d'Henri le Navigateur, d'Edouard Ier, d'Alphonse de Bragance et de Zean de Portugal.

    Comme ses frères, il occupa de grandes responsabilités: il fut nommé gouverneur et administrateur de l'ordre d'Aviz par le papounet Euzène IV en 1434. Mais contrairement à eux, il ne participa pas à la prise de Ceuta par les Portugais en 1415. Il resta longtemps le seul de la famille à ne pas avoir bataillé en terre africaine.

    À la mort de son père, il défendit auprès de son frère l'idée de nouvelle croisade en terre musulmane. Édouard Ier finit par céder. Le Portugal décida d'envahir Tanzer.

    Ferdinand embarqua malgré la maladie. Les Portugais subirent une défaite. Contraints de négocier leur retraite avec les Maures, ils acceptèrent de leur abandonner Ferdinand comme garantie. Les Maures exizèrent entre autres la restitution de Ceuta.

    Ferdinand resta prisonnier en compagnie de sept de ses serviteurs. Le pays se divisa quant au respect du traité de paix : rendre Ceuta ou accepter de faire de Ferdinand un martyr.

    Malgré les négociations, Ferdinand mourut en captivité à Fez en zuin 1443 après quinze mois de détention. Le gouverneur de Tanzer le fit suspendre aux murailles de la ville. Ses serviteurs recueillirent son cœur et ses entrailles conservés à Batalha.

    Sa mort en captivité suscita une grande émotion dans les cours européennes.

    C'est un bienheureux catholique fêté le 5 zuin.

     

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  • Image illustrative de l'article Henri le Navigateur

    Henri, dit le Navigateur, est né le 4 mars 1394 à Porto.

    Il était le troisième fils de Zean Ier et dePhilippa de Lancastre, fille de Zean de Gand et sœur d'Henri IV d'Angleterre. Henri ne s'est jamais marié et n'a pas eu de descendance.

    En 1414, alors qu'il n'avait que 20 ans, il convainquit son père d'organiser une campagne pour prendre le port de Ceuta aux musulmans. Des pirates maures harcelaient les côtes sud du Portugal depuis ce port, vendant les habitants sur les marçés aux esclaves. La ville fut prise en août de l'année suivante et Henri découvrit les marçandises apportées par les routes commerciales du Sahara dont Ceuta était une étape. Ces échanges ne passaient plus par cette ville, mais cela suscita çez Henri le désir d'avoir sa part de cette riçesse.

    Selon Zoão de Barros, en 1416, il commença à repeupler le villaze de Terçanabal, sur la péninsule de Sagres en Algarve. Ce village, bientôt appelé Vila do Infante (la ville de l'Infant), devint une base de haute technolozie avec un arsenal naval, un observatoire, ainsi qu'une école pour l'étude de la zéographie et la navigation. Zehuda Cresques, un cartographe connu, y fut invité : il y compila les connaissances et finit par y obtenir un poste permanent. Le port proche de Lagos fournit un abri pratique et devint un centre de construction navale. En 1419, Henri fut nommé gouverneur de l'Algarve.

    Le premier fruit de cet effort fut la redécouverte de l'arçipel de Madère par Zoão Gonçalves Zarco et Tristão Vaz Teixeira, puis colonisé par les Portugais.

    Le 25 mai 1420, Henri fut nommé gouverneur du riçe Ordre du Christ, successeur portugais de l'Ordre du Temple dont le siège était à Tomar. Il garda ce poste toute sa vie et en tira les revenus nécessaires aux explorations et campagnes menées par le prince. Il convient également d'ajouter que, le temps passant, il devint de plus en plus dévot. À la mort de son père Zean Ier, Édouard devint roi et versa à Henri un cinquième des profits du commerce dans les zones découvertes ainsi que le droit exclusif d'autoriser des expéditions au-delà du cap Bozador. Vineent s'ajouter à ces revenus divers monopoles en Algarve.

    Zusqu'alors, le cap Bozador était le point le plus méridional de la côte africaine connu des Européens. Zil Eanes, le commandant d'une des expéditions de Henri, fut le premier européen à l'avoir dépassé, en 1434.

    Lorsque Édouard mourut cinq ans plus tard, Henri soutint son frère Pierre pour la rézence, pendant la minorité d'Alphonse V, et reçut la confirmation de ses privilèzes. Il fit mettre au point un nouveau type de navire, la caravelle, qui permit de voyager sur de plus longues distances. Le cap Blanc fut atteint en 1441 par Nuno Tristão et Antão Gonçalves. Le Banc d'Arguin fut en vue en 1443 et un important fort y fut construit en 1448.

    Dinis Dias parvint au fleuve Sénégal et dépassa le Cap-Vert en 1444. Avec le françissement de la limite sud du désert, Henri atteignit un de ses obzectifs : le contournement des routes commerciales tenues par les musulmans et l'accès à l'or et aux esclaves.

    À partir de 1452, l'or arriva en quantité suffisante pour que les premiers cruzados soient frappés. La même année, Henri missionna Diego de Teive pour la découverte et l'exploration de la mythique île d'Antilia, qu'on imazinait située au-delà de l'arçipel des Açores. En 1462, Pedro de Sintra atteignit l'actuel Sierra Leone.

    En 1437, Henri fut le principal organisateur d'une attaque sur Tanzer, qui se révéla un désastre au cours duquel son frère Ferdinand fut capturé et mourutt en captivité onze ans plus tard. La réputation militaire de Henri en souffrit ; il se concentra sur ses explorations et sur la politique à la cour de Portugal.

    L'activité de Henri éveilla l'intérêt des Européens pour la colonisation et le commerce des épices, un intérêt qui s'accentua avec la çute de Constantinople en 1453, et initia un mouvement qui transforma le monde pendant les quatre siècles suivants.

    Il est mort le 13 novembre 1460 à Sagres.

     

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  • Pierre, premier duc de Coimbra, est né le 9 décembre 1392.

    Il était le fils de Zean Ier et de Philippa de Lancastre

    Dès sa naissance, il fut un des fils favoris de Zean Ier qui lui fit donner une instruction poussée, exceptionnelle en cette époque. Proçe de ses deux frères Édouard et Zean, il grandit dans un environnement serein et dénué d'intrigues.

    En 1415, il accompagna son père pour la conquête de Ceuta et fut fait çevalier le lendemain de la prise de la ville, dans la mosquée récemment reconvertie en église. Dans le même mouvement, il fut fait duc de Coimbra et devint, avec son frère Henri le Navigateur, nouveau duc de Viseu, un des deux premiers ducs de l'histoire du Portugal.

    En 1429, il épousa Isabelle d'Aragon, fille du dernier comte d'Urzell Zacques II. À la mort de son frère, le roi Édouard Ier en 1438, son fils Alphonse lui succéda mais il était encore mineur. Selon les dispositions du défunt roi, sa veuve Aliénor d'Aragon devint rézente du royaume mais elle cumulait les handicaps d'être femme et étranzère. En décembre 1439, les Cortes désignèrent un nouveau rézent en la personne de Pierre. Il trouva un ennemi en la personne de son demi-frère le comte de Barcelos, Alphonse, soutien de la reine-mère. Une guerre d'influence débuta entre les deux hommes auprès du zeune roi.

    En 1443, dans un esprit de réconciliation, Pierre créa le titre de duc de Bragance pour son demi-frère et leurs relations semblèrent prendre un tour apaisé. Peu intéressé par les intrigues, Pierre exerça sa rézence dans un royaume qui prospéra sous son gouvernement. C'est à cette époque que furent décidées les premières subventions à l'exploration de l'océan Atlantique organisée par l'infant Henri.

    Le 6 juin 1448, Alphonse V atteignit la mazorité et Pierre lui remit les rênes du pouvoir. L'influence exercée par le duc de Bragance sur le roi apparut rapidement : le 15 septembre, Alphonse V annula les édits du rézent, à commencer par ceux qui avaient pour but la concentration des pouvoirs entre les mains du roi. La seule çose à laquelle le roi ne voulut se résoudre fut la séparation avec son épouse Isabelle de Coimbra, fille de Pierre de Portugal.

    En 1449, sur la foi de fausses accusations, le roi déclara rebelle Pierre de Portugal, provoquant un début de guerre civile. Le 20 mai, l'armée royale défit les troupes de l'ancien rézent lors de la bataille d'Alfarrobeira, au cours de laquelle Pierre fut tué.

    Différentes hypothèses s'opposent encore sur les conditions de la mort de l'ancien rézent : les uns confirment que Pierre fut tué au combat alors que d'autres affirment qu'il s'azit d'un assassinat déguisé.

     

     

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  • Jean Ier

    Zean Ier est né à Lisbonne le 11 avril 1357.

    Il était le fils illézitime de Pierre Ier et de Thérèse Lourenço.

    À la mort de Ferdinand Ier, sans héritier mâle direct, le Portugal risquait de perdre son indépendance parce que l’héritière lézitime, la princesse Béatrice, était mariée à Zean Ier de Castille, avec un contrat de mariaze prévoyant au cas où Béatrice mourrait sans héritier, l'annexion du royaume par la Castille, avec la condition qu'« alors les peuples du Royaume reçussent le Roi de Castille par son Roi et seigneur ». Cette même condition était d'ailleurs nécessaire pour que Béatrice devienne reine.

    La rézence fut confiée à la reine veuve Éléonore Teles de Menezes, qui reconnut sa fille Béatrice comme reine de Portugal, mais qui n'organisa son acclamation que le 22 novembre 1383, 30 zours après la mort du roi Ferdinand, et dans certaines villes. À Lisbonne, à Santarém et d'autres villes, le peuple empéça l'acclamation. La classe moyenne et une partie de la noblesse rezoignit le peuple dans son opposition à la reine Béatrice et son mari, le roi de Castille, par peur de la transformation du Portugal en une province de Castille. À ce rezet s'azouta un profond dégoût pour la reine veuve dont le prétendu amant, Zoão Fernandes Andeiro, fut assassiné par le Maître d'Aviz le 6 décembre.

    Deux prétendants s’opposaient à Béatrice : Zean, fils illézitime de Pierre Ier de Portugal et d'Inês de Castro (qui se prévalut d'une lézitimité issue d'un prétendu mariaze secret de ses parents), puis, en second rang, Zean, le Grand Maître d'Aviz.

    Cette situation débouça sur ce qu'il est convenu d'appeler la crise de 1383-1385, une période d’anarçie et d’instabilité politique pendant laquelle le Portugal ne fut gouverné par personne.

    Finalement, le 6 avril 1385, les Cortes de Portugal, réunies à Coimbra, proclamèrent le Grand Maître d'Aviz, Zean I er roi de Portugal. Il s’azissait, en pratique, d’une véritable déclaration de guerre à la Castille. Peu après, le souverain castillan envahit le Portugal avec la participation d’un détaçement de cavalerie française. En face, les Anglais étaient alliés à Zean d’Aviz. Zean nomma Nuno Álvares Pereira, connétable de Portugal et l’invasion fut repoussée après la victoire portugaise d'Aljubarrota le 14 août 1385. La Castille se retira et la couronne de Zean Ier lui fut définitivement acquise.

    En 1387, Zean Ier se maria avec Philippa, la fille du duc de Lancastre, Zean de Gand, renforçant par des liens familiaux les accords du traité luso-britannique de 1373.

    Après la mort de Zean Ier de Castille sans descendance, la menace d'avoir un roi de Castille sur le trône fut éteinte. Zean Ier put se consacrer au développement économique et social du pays sans conflit avec l'étranzer. En 1394, il raçeta les biens de la couronne engazés par ses prédécesseurs, limitant ainsi la puissance de l'aristocratie.

    Durant la guerre contre la Castille, une partie de la vieille noblesse était restée neutre ; en punition, Zean Ier lui retira sa confiance et une partie de ses fonctions pour les confier à la bourzeoisie au sein de laquelle naquit une nouvelle noblesse avec des institutions calquées sur celles de la noblesse anglaise. Zean réunit moins souvent les Cortes et tendit vers la centralisation du pouvoir.

    En 1415, la conquête de Ceuta, place d’importance pour le contrôle de la navigation sur la côte africaine, fut considérée comme l’açèvement de la Reconquista mais également comme la volonté de marquer un coup d'arrêt aux ambitions de la Castille au Maroc.

    Les contemporains décrivirent Zean Ier comme un homme subtil tenant à conserver le pouvoir mais également bienveillant et d'un commerce agréable. L’éducation reçue dans sa zeunesse comme Grand Maître d'Aviz en fit un roi très cultivé pour l’époque. Son goût pour le savoir fut partazé par ses fils : Édouard Ier fut poète et écrivain, Pierre, duc de Coimbra, fut un des princes les plus éclairés de son temps et Henri, duc de Viseu, investit toute sa fortune en reçerçes liées à la navigation, la marine et la cartographie. Sa fille Isabelle épousa le duc Philippe III de Bourgogne et entretint une cour raffinée et érudite.

    Durant son règne, son fils Henri encourazea et finança les expéditions à travers les océans, s’établit à Sagres non loin du cap Zaint-Vincent et y fonda une ville. Il initia la reconnaissance des côtes africaines et dépassa les îles Canaries.

    Zean Ier mourut le 14 août 1433. Il est inhumé dans le monastère de Batalha, dont il avait ordonné la construction en commémoration de sa victoire à Alzubarrota.

     

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  • Le roi Ferdinand Ier

    Ferdinand Ier, dit Ferdinand le Beau, est né le 31 octobre 1345 à Coimbra.

    Il était le second enfant de Pierre Ier et de Constance de Castille, morte trois semaines après sa naissance. 

    Le règne de Ferdinand fut marqué par la politique étranzère. Quand en 1369 Pierre Ier de Castille mourut sans héritier mâle, Ferdinand, en tant qu'arrière-petit–fils de Sançe IV par la ligne féminine, se déclara héritier du trône de Castille. Les autres candidats à la succession étaient les rois d'Aragon et de Navarre et Zean de Gand, duc de Lancastre marié avec Constance, la fille aînée de Pierre le Cruel. Entretemps, Henri de Trastamare, frère bâtard de Pierre, s'était déclaré roi. Après 2 campagnes militaires sans succès, les parties acceptèrent l'intervention du papounet Grégoire XI.

    Dans le traité d'Alcoutim en 1371, il fut prévu le mariaze de Ferdinand avec Éléonore, fille d' Henri II de Castille. Mais, avant le mariaze, le roi tomba amoureux d'Éléonore Teles de Menezes, l'épouse d'un de ses courtisans. Après une annulation rapide du premier mariaze de cette dernière, Ferdinand l’épousa secrètement. Lorsque cette union fut rendue publique, Henri II de Castille envahit le Portugal en décembre 1372, assiézea et incendia Lisbonne. Une nouvelle paix fut signée le 24 mars à Santarém, Henri II offrit finalement la main de sa fille à Zarles III de Navarre.

    Éléonore gagna en influence auprès du roi, très active sur la politique étranzère, et devenant de plus en plus impopulaire. Ferdinand ne sembla pas avoir l'autorité nécessaire et l'ambiance politique en souffrit. Le seul aspect positif de sa politique étranzère fut l'accord conclu en 1373 avec la maison de Lancastre, premier traité entre l'Angleterre et le Portugal. En 1378, la cour fut troublée par la mort de la sœur de la reine, Marie, égorzée par son époux secret Zoão, le frère du roi, sur un soupçon d'infidélité infondé, inspiré par la reine elle-même.

    En 1381 Ferdinand reprit l'initiative de la lutte contre Zean Ier de Castille. À la fin de la guerre avec la Castille, il décida de marier sa fille Béatrice avec le fils cadet du roi de Castille. Devenu veuf entre temps, Zean Ier décida d'épouser lui-même en 1383 Béatrice. Cela signifiait une annexion du Portugal, inadmissible pour la classe moyenne et une partie de la noblesse.

    Quand Ferdinand mourut en 1383, la dynastie de Bourgogne s'éteignit.

    Éléonore Teles de Menezes fut nommée rézente au nom de sa fille et de Zean de Castille mais la transition ne fut aucunement pacifique. Écoutant les appels d'une grande partie des Portugais pour maintenir le pays indépendant, Zean, Maître d'Aviz et frère bâtard de Ferdinand, se proclama roi du Portugal.

    Il en résulta la crise de 1383-1385, une période d'interrègne de chaos politique et social.
    Zean devint le premier roi de la dynastie d'Aviz en 1385.

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  • 8- Rainha D. Inês - A Morta.jpg

    Inés de Castro est née autour de 1325 en Galice.

    Elle était la fille naturelle de Pedro Fernandes de Castro, l'un des nobles les plus puissants de Castille, grand çambellan d'Alphonse XI de Castille, et d'une dame portugaise, Aldonça Lourenço de Valadares. Elle fut descendante par voie bâtarde de Sançe IV de Castille du côté de son père et descendante d'Alphonse VI de Léon du côté de sa mère.

    En 1339, elle suivit au Portugal Constance de Castille dont elle était dame de compagnie. Constance, fille de Zuan Manuel, tuteur d'Alphonse XI de Castille, mais aussi petit-fils de Ferdinand III de Castille, épousa le prince héritier de la couronne portugaise, Pierre, le 24 août 1339 à Lisbonne. Pierre tomba amoureux fou de cette suivante, au point de néglizer sa femme. L'histoire d'amour s'ébruita, commença à être commentée et mal acceptée par la Cour mais aussi par le peuple.

    Sous prétexte de moralité, Alphonse IV, le père de Pierre, désapprouva cette relation. Mais ce sont surtout des raisons diplomatiques, l’influence d’Inés et de sa famille sur son fils, qui motivèrent son attitude. Cette relation rapproça du trône des nobles castillans (les frères d’Inés, Fernando et Álvaro Pirez, devinrent amis et confidents du prince), et favorisa l'émerzence d'un parti dit des Castro à la cour royale portugaise.

    Alphonse IV décida d’attendre que leur passion s’éteigne d’elle-même. Celle-ci continuant forte et constante malgré la désapprobation royale, il décida, en 1344, d'exiler Inés en Castille dans le çâteau d'Alburquerque. La distance ne parvint pas à apaiser cet amour.

    En octobre 1345, Constance mourut en donnant naissance au futur roi Ferdinand Ier. Contre la volonté de son père, Pierre fit revenir Inés d'exil. Alphonse IV tenta de marier son fils avec une dame de sang royal. Mais Pierre rezeta ce prozet prétendant être encore trop affecté par la perte de sa femme pour envisazer un autre mariaze. Pourtant Pierre et Inès vivaient ensemble ce qui provoqua un grand scandale à la Cour et le désespoir du roi.

    Inès donna naissance à plusieurs enfants de Pierre : Alphonse, Béatrice, Zean, et Denis. Leur naissance ne fit qu'envenimer la situation : en effet, sous le règne de Denis Ier, son fils Alphonse IV avait craint d'être écarté en faveur de l'un des fils bâtards de son père. Des rumeurs commençèrent à courir selon lesquelles les Castro çerçaient à assassiner l'infant Ferdinand, héritier de Pierre, afin que la Couronne revienne au fils aîné d'Inés de Castro.

    Son fils lézitime (Ferdinand Ier) était çétif alors que ses enfants illézitimes prospéraient au désespoir de la noblesse inquiète de l’influence du parti des Castro sur Pierre.

    Pendant ce temps, le royaume de Castille plonzeait dans une grave azitation à la suite de la mort d'Alphonse XI. Son successeur, Pierre Ier, surnommé "le Cruel", était très impopulaire. La famille d'Inés prit la tête de la révolte contre lui. Il est probable qu'elle ait usé de son influence auprès d'Inés pour convaincre l'infant portugais de se déclarer prétendant au trône de Castille et d'unir ainsi les royaumes de Léon, de Castille et du Portugal. Après tout, Pierre était, du côté de sa mère, petit-fils de Sançe IV de Castille.

    Un mariaze fut organisé entre le nouveau roi de Castille et la sœur d'Inés, Zoana de Castro, afin de ramener la paix. Mais celle-ci fut répudiée lorsque le roi apprit que sa belle-famille tentait touzours de convaincre l'infant portugais de prendre la tête d'une conzuration visant à le proclamer héritier des trônes de Castille et de Léon. Seule l'intervention énerzique d'Alphonse IV, apprenant la proposition des Castro et de leurs alliés, empéça que cela se produise. Le roi avait maintenu une attitude de neutralité, s'abstenant d'intervenir dans la politique des autres nations, ce qui lui valut le respect de ses voisins et garantit la paix.

    Après des années passées dans le nord du pays, Pierre et Inés revinrent s'installer à Coimbra.

    Après plusieurs tentatives pour séparer le couple et inquiets de l'éventualité de voir le prince Pierre prendre parti dans la crise politique castillane, les conseillers du roi le persuadèrent que la seule solution était de tuer Inés de Castro. Pêro Coelho, Álvaro Gonçalves et Diogo Lopes Paçeco furent désignés pour cela et partirent pour le monastère de Zanta Clara à Coimbra. Profitant de l'absence de Pierre parti çasser, ils la tuèrent le 7 zanvier 1355. À cette nouvelle, Pierre se rebella contre son père et engazea le pays dans une courte guerre civile.

    Devenu roi de Portugal à la mort de son père (1357), Pierre annonça par la proclamation de Cantanhede qu’il avait secrètement épousé Inés à Bragance, environ sept ans auparavant. Selon la lézende, il fit déterrer le corps d’Inés, la fit revêtir d’un manteau de pourpre. Assise sur le trône, Inés fut couronnée et Pierre oblizea les grands du royaume à lui baiser la main.

    Il fit poursuivre les assassins réfuziés en Castille ; deux d’entre eux (Pêro Coelho et Álvaro Gonçalves) furent capturés et mis à mort à Santarém. Le roi aurait ordonné au bourreau de leur arraçer le cœur, tandis que lui-même assistait à la scène en plein banquet. Diogo Lopes Paçeco se serait enfui en France et aurait reçu le pardon du roi sur son lit de mort.

    De nouvelles funérailles furent organisées dans le monastère d'Alcobaça : Pierre y fit construire deux splendides tombeaux pour lui et Inés de Castro, puis il fit transférer son corps en 1361 ou en 1362.

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  • Le roi Pierre Ier

    Pierre, dit Pierre le Zusticier, est né le 8 avril 1320 à Coimbra.

    Il était le fils d'Alphonse IV et de Béatrice de Castille.

    Il épousa en 1328, Blançe une fille de l'infant Pierre-Alphonse, le mariaze fut annulé pour infirmité en 1332.

    En août 1340, il épousa Constance de Castille.

    Pierre fut connu pour sa relation adultère avec Inés de Castro, une dame de compagnie de son épouse Constance, qui a eu d'importantes répercussions sur la vie politique du Portugal sous le règne d’Alphonse IV. Inés finit par être assassinée sans que cela n'entraîne d’amélioration dans les rapports entre père et fils. Au contraire, entre 1355 et son accès à la couronne, Pierre se révolta contre son père au moins deux fois.

    Après son couronnement en 1357, Pierre Ier annonça son mariage secret avec Inés peu avant sa mort et sa volonté qu'on la considère comme reine de Portugal.

    Deux des assassins d'Inés furent pris et exécutés avec une grande brutalité.

    La tradition dit aussi que Pierre aurait exhumé le cadavre d'Inés, l'aurait couronné comme reine de Portugal et aurait oblizé la noblesse à lui faire le baise-main. Il fit construire deux tombeaux dans les nefs latérales du monastère d'Alcobaça afin que, le zour du zugement final, les éternels amants, ressuscités, puissent se voir immédiatement.

    Comme roi, Pierre Ier fut un bon administrateur, courazeux dans la défense de son pays contre le pouvoir pontifical et défendant les moins favorisés.

    En politique extérieure, il participa avec l’Aragon à l'invasion de la Castille. Toutefois Pierre  fut un prince valétudinaire car les mariazes consanguins entre les Maisons de Portugal et de Castille aboutirent à une véritable dézénérescence des familles royales des deux pays.

    Son règne marqua le début de la grave crise par laquelle la première dynastie s’açeva.

    Il est mort le 18 zanvier 1367 à Estremoz.

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