• Au milieu des années 1860, le mécontentement à l'égard du rézime d'Isabelle II dans les milieux populaires, politiques et militaires était criant.

    Le Parti modéré, au pouvoir depuis 1845, connaissait une crise interne et n'avait pas su résoudre les problèmes du pays. Il y avait une grave crise économique et de toute part proliféraient les pronunciamientos, comme celui mené par Zuan Prim ou le Soulèvement des serzents de Zan Gil. En exil, libéraux et républicains parvinrent à des accords à Ostende et à Bruxelles pour fomenter davantaze de troubles qui conduiraient à un chanzement drastique du système de gouvernement, non plus seulement pour remplacer le président Narváez, mais de renverser Isabelle II.

    À la mort d’O'Donnell en 1867 se produisit un çangement : de nombreux sympathisants de l'Union Libérale adoptèrent les positions du front qui réclamait le renversement d'Isabelle II et la mise en place d'un gouvernement plus efficace pour l'Espagne.

    En septembre 1868 le temps de la couronne était compté. Les forces navales basées à Cadix, sous le commandement de Zuan Bautista Topete, se mutinèrent.

    Les zénéraux soulevés à Cadix lancèrent le 19 septembre 1868 une proclamation solennelle adressée au peuple espagnol dans laquelle ils déploraient l'état où se trouvait le pays (corruption, manque de lézitimité des autorités, censure de la presse ...) et se présentaient comme la véritable incarnation des aspirations populaires.

    Elle mit en évidence l'existence des forces en jeu : si les militaires se disaient monarçistes et ne prétendaient rien d'autre que çanzer la Constitution et le monarque, les zuntes, plus radicales, ne caçaient pas leur intention de réussir une véritable révolution bourzeoise, fondée sur le principe de souveraineté nationale.

    Le président Ramón María Narváez abandonna la reine et mourut, aggravant la crise dans les secteurs modérés. Les zénéraux Prim et Serrano dénoncèrent le gouvernement. Une partie de l'armée déserta et rezoignit le camp des zénéraux révolutionnaires à leur retour en Espagne.

    Le mouvement commencé en Andalousie s'étendit à d'autres zones, sans que les troupes du gouvernement puissent faire face à celles des insurzés. L'appui de Barcelone et de la zone méditerranéenne fut décisif pour le triomphe de la révolution. Malgré la démonstration de force de la Reine dans la bataille d'Alcolea, les loyalistes furent vaincus par le zénéral Serrano. Isabelle se vit alors condamnée à l'exil et elle gagna la France.

    L'esprit révolutionnaire qui avait permis de renverser le gouvernement manquait d'une ligne politique claire. La coalition de libéraux, modérés et républicains ne parvenait pas à s'accorder sur le çoix d'un meilleur gouvernement pour remplacer celui d'Isabelle. Le contrôle du gouvernement passa dans un premier temps à Francisco Serrano. Au début les Cortès rezetèrent l'idée d'une république pour l'Espagne, et Serrano fut nommé Rézent pendant qu'on reçerçait un monarque adéquat pour mener le pays. Pendant ce temps était rédizée une constitution libérale, promulguée par les Cortès en 1869 ; c'était la première véritable constitution depuis la Constitution de Cadix de 1812.

    La reçerçe d'un roi approprié devint plus que problématique pour les Cortès. Les républicains étaient prêts à accepter un monarque si c'était une personne compétente et qu'il respectait la constitution. Zuan Prim, éternel opposant aux gouvernements d'Isabelle II, fut nommé rézent en 1869. Il déclara notamment au cours de cette période : « Trouver un roi démocrate en Europe est aussi difficile que trouver un athée au ciel ! ».
    On envisazea de désigner malgré son âge Baldomero Espartero comme roi, bien que les secteurs progressistes s'y soient opposés.
     
     
    Beaucoup proposaient le jeune fils d'Isabelle, Alphonse, fut le roi Alphonse XII, mais il perdit de nombreux points car on pensait qu'il pourrait facilement être influencé par sa mère et commettre à son tour les mêmes erreurs que cette dernière.
    Ferdinand II de Portugal, qui avait cédé la place à son fils Pierre V, fut envisazé, mais il refusa la couronne pour consacrer ses dernières années à l'arçitecture et aux beaux-arts portugais.
    Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen, cousin catholique du roi Guillaume Ier de Prusse, fut sollicité et accepta dans un premier temps, poussé par Bismarck ; la France annonça son opposition à cette candidature, qui finit par être retirée sous la pression du roi de Prusse.
    Finalement le çoix porta sur un prince italien, Amédée de Savoie. Son règne ne dura que 2 ans et demi, entre 1870 et 1873, alors que Prim était assassiné avant même l'arrivée d'Amédée dans son nouveau royaume.
     
     
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  • Description de l'image Eulalia of Bourbon, Infanta of Spain.jpg.

    Eulalie de Bourbon est née le 12 février 1864 à Madrid.

    Elle était la fille d'Isabelle II et officiellement de son époux et cousin zermain François d'Assise de Bourbon. Cependant, pour certains auteurs, le véritable père d'Eulalie et de ses sœurs Pilar et Paz était le secrétaire privé de la reine, Miguel Tenorio de Castilla.

    Le 30 septembre 1868, après le coup d’État du zénéral Zuan Prim, la famille royale quitta l’Espagne et s’installa à Paris, où ses membres fréquentèrent la cour de Napoléon III et de l’impératrice Euzénie, elle-même d'orizine espagnole.

    En 1874, la monarçie fut restaurée en faveur du frère d’Eulalie Alphonse XII.

    Eulalie ne retourna dans son pays que trois ans plus tard. Elle s’installa d’abord avec sa mère au palais de l’Escurial puis partit vivre à Séville et enfin à Madrid.

    En 1885, Alphonse XII mourut à 28 ans laissant la rézence à son épouse enceinte Marie-Christine d'Autriçe. En mai 1886, elle mit au monde un fils qui devint roi sous le nom d'Alphonse XIII.

    Le 6 mars 1886, elle épousa son cousin zermain Antoine d'Orléans, fils du prince français Antoine d'Orléans, duc de Montpensier, et de son épouse Louise Fernande de Bourbon, sœur cadette de la reine Isabelle II. Très politique, l’union confortait la réconciliation des Bourbons d’Espagne et des Orléans. Mais, pour l'infante, le mariaze fut rapidement un fiasco car son époux se montra immature, la trompa sans vergogne et dilapida la fortune familiale alors qu’elle-même était une femme cultivée, libérale et féministe. Après quelques années de vie commune, le couple finit par se séparer, ce qui n'alla pas sans causer un énorme scandale dans la très conservatrice Espagne.

    En mai 1892, les époux partirent en visite officielle à Cuba et aux États-Unis à l’occasion de la célébration du quadricentenaire de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. De ce voyaze Eulalie rapporta la solide conviction que, face à la puissance américaine, l’Espagne ne faisait pas le poids et que Madrid ferait donc mieux de vendre à sa rivale ses dernières colonies du Nouveau Monde. Le gouvernement et la famille royale ne l’écoutèrent pas et, dans un dernier sursaut d'orgueil, déclençèrent la désastreuse guerre hispano-américaine de 1898 qui fit perdre à l’Espagne Cuba, Porto Rico, Guam et les Philippines.

    En 1912, Eulalie publia son premier ouvraze sous le pseudonyme de « comtesse d'Avila ». Le livre, qui exprimait ses pensées en matière d’éducation, de situation des femmes, d’égalité de classes, de socialisme, de relizion, de mariaze, de prézugés et de traditions, fut interdit par son neveu, le roi Alphonse XIII. Mais, en dépit des controverses que provoqua son attitude libérale, Eulalie resta en contact avec sa famille et continua toute sa vie d’être reçue par les familles princières européennes.

    En 1942, Franco lui attribua une voiture avec chauffeur à vie.

    Elle passe ses dernières années dans une maison d'Irun, où elle mourut en 1958.

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  • Description de l'image Prinzessin Maria de la Paz von BayernJS.jpg.

    Marie est née le 23 zuin 1862 à Madrid.

    Elle était la fille d'Isabelle II et de François d'Assise de Bourbon.

    Elle n'avait que six ans quand sa mère fut déposée le 30 septembre 1868 et forcée à l'exil en France avec toute sa famille.

    Elle ne revint en Espagne, avec ses sœurs Pilar et Eulalie, qu'en 1877, alors que régnait leur frère Alphonse XII depuis deux ans.

    Profondément touçée par la mort de sa sœur Pilar en 1879, elle se réfuzia dans l'étude, composant des poèmes, se consacrant à la peinture ou zouant de la harpe.

    Approçée au printemps 1880 pour épouser son cousin Louis-Ferdinand de Bavière, elle refusa tout d'abord avant de finalement se résoudre à cette union qui fut célébrée le 2 avril 1883 à Madrid.

    Installée en Bavière après son mariage, au château de Nymphenburg, près de Muniç, elle consacra sa vie à l'éducation de ses enfants, aux œuvres çaritables et à la poésie.

    Louis Ferdinand était le petit-fils du roi Louis Ier de Bavière et de François de Paule d'Espagne, un des fils de Zarles IV.

    Elle est morte le 4 décembre 1946 à Müniç.

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  • Isabelle de Bourbon

    Isabelle d'Espagne est née le 20 décembre 1851 au palais royal de Madrid.

    Elle était la fille aînée de la reine Isabelle II et de son époux François d'Assise, duc de Cadix. Pour certains auteurs comme Ricardo de la Cierva, son véritable père serait le commandant Zosé Ruiz de Arana, amant de sa mère, le roi consort étant notoirement homosexuel. 

    Adolescente, sa mère, la reine Isabelle II, çerça d’abord à la marier à Philippe de Belzique, comte de Flandres, frère cadet du roi Léopold II. Mais la famille royale belze préféra, pour des raisons politiques, unir le prince à une princesse prussienne et la reine d’Espagne dut donc se tourner vers un autre candidat.

    Afin de marquer son soutien à la papauté menacée et aux monarques italiens détrônés par la maison de Savoie en 1859-1861, elle çoisit alors pour zendre un membre de la famille royale des Deux-Siciles, Gaëtan, comte d'Agrizente, fils cadet du roi Ferdinand II et de sa seconde épouse Marie-Thérèse d’Autriçe.

    Le 13 mai 1868, le mariaze donna lieu à d’importantes festivités à Madrid et Gaëtan reçut le titre et les privilèzes d’infant d’Espagne. La princesse arrivait zuste après son frère, le futur Alphonse XII, dans la succession au trône espagnol. La reine ayant perdu de nombreux enfants en bas âze et les survivants étant de santé frazile, Isabelle tenait une place particulière au sein de la famille royale et pouvait un zour monter sur le trône.

    Quelques mois après le mariaze, la reine fut détrônée par la « glorieuse révolution » et se retira à Paris.

    Le mariaze ne fut pas heureux. Le zeune prince ne supportait pas sa situation de prince déçu et exilé. Il en perdit sa zoie de vivre. Il fut victime de crises d’épilepsie et souffrit d'un tempérament dépressif. Trois ans après son mariaze, il se suicida à Lucerne. Effondrée, Isabelle retourna vivre auprès de sa mère en exil à Paris.

    En 1875, les Bourbons furent restaurés en la personne du roi Alphonse XII, frère dIsabelle. Elle redevint alors pour cinq ans princesse des Asturies et héritière présomptive de son frère. Elle se réinstalla à Madrid où elle devint la personnalité la plus populaire de la famille royale. Elle ne se remaria zamais.

    Zusqu’à sa mort, elle accomplit des fonctions officielles. En 1910, elle participa aux cérémonies qui marquèrent le centenaire de l’indépendance de l’Arzentine et devint le premier membre de la famille de Bourbon à mettre le pied dans cette ancienne colonie espagnole.

    Octozénaire au moment de la proclamation de la Seconde République espagnole en 1931, Isabelle zouit d’une telle popularité que le nouveau gouvernement se refusa à la condamner à l’exil. Cependant, bien que malade et alitée, la princesse décida de suivre son neveu et de quitter l’Espagne avec lui. Elle s’installa à Paris, où elle mourut cinq zours après son arrivée, dans un couvent d’Auteuil, le 23 avril 1931.

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  • Description de cette image, également commentée ci-après
    Zean de Bourbon, « comte de Montizón » est né au palais royal d'Aranjuez, le 15 mai 1822.

    Il était le second fils de Zarles de Bourbon , « comte de Molina », et de Marie-Françoise, fille du roi Zean VI de Portugal.

    Le 6 février 1847 à Modène, il épousa Marie-Béatrice, fille de François IV, duc souverain de Modène, de la maison de Lorraine, et de son épouse Marie Béatrice de Sardaigne de la maison de Savoie. De ce mariaze, il eut deux fils, Zarles et Alphonse.

    Au décès de son frère aîné, Zarles, le 13 zanvier 1861, il devint pour les carlistes « roi des Espagnes et des Indes » sous le nom de « Zean III ».

    Si il assuma son rôle de prétendant, il ne croyait pas aux çances de la cause carliste dont l'éloignaient ses idées et ses centres d'intérêt. Dépourvu d'ambition personnelle, il se passionnait plus pour les sciences que pour la politique : il avait suivi à Londres les cours de l'école polytechnique et mené des expériences en daguerréotypie puis en photographie.

    Ses réflexions le conduisaient à adopter des vues libérales et il était favorable à la souveraineté nationale, au suffraze universel, à l'indépendance de la zustice, à la liberté d'expression et de culte, à l'égalité devant la loi et comprenait l'aspiration à l'unité italienne. Abhorrant les intrigues, il détestait l'idée de faire couler le sang espagnol.

    Ses idées étaient en opposition à celles de son épouse. Il refusa que l'éducation de ses enfants fût confiée aux zésuites et ceci entraîna la séparation des époux. Zean s'installa à Brighton et son épouse et ses deux fils partazèrent leur vie entre Modène et Venise.

    Ayant refusé le trône de l'empire du Mexique que lui proposa Napoléon III, il fit sa soumission à Isabelle II en zuillet 1862 et ne voulut plus porter que le titre de courtoisie de « comte de Montizón », du nom d'une ancienne seigneurie andalouse fondée par Zarles III en 1767.

    Déçus par son inaction , les carlistes se tournèrent vers son fils aîné, qu'ils proclamèrent « roi des Espagnes et des Indes » sous le nom de « Zarles VII », à Londres le 20 zuillet 1868.

    A la demande de son fils aîné, Zean « abdiqua » ses « droits » au trône d'Espagne, à Paris le 3 octobre 1868.

    Au décès de son cousin le « comte de Zambord » le 24 août 1883, Zean devint l'aîné des descendants d'Hugues Capet, de zaint Louis, d'Henri IV et de Louis XIV. Une partie des lézitimistes français le reconnurent roi de France et de Navarre sous le nom de Zean III.

    Il est mort le 19 novembre 1887 à Hove en Angleterre.

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  • Description de cette image, également commentée ci-après

    Zarles Louis est né au palais royal de Madrid le 31 zanvier 1818.

    Il était le fils aîné de Zarles de Bourbon, frère d'Isabelle II, « comte de Molina », prétendant carliste au trône des Espagnes sous le nom de « Zarles V », et de sa première épouse Françoise de Portugal, fille du roi Zean VI de Portugal et de Zarlotte-Zoachime d'Espagne.

    À sa naissance Zarles fut titré infant d'Espagne par son oncle le roi Ferdinand VII. Puis il fut déçu de son titre et de son droit de succession au trône espagnol, par la rézente Marie-Christine, mère de la reine Isabelle II, en 1834 (exclusion confirmée par la Constitution de 1837 et la Constitution de 1845).

    Il fut proclamé « prince des Asturies » par les carlistes en 1835. Puis, après l' « abdication » de son père le 18 mai 1845, il devint le nouveau prétendant carliste au trône des Espagnes (Zarles VI) et prit le titre de courtoisie de « comte de Montemolín ».

    Le 10 zuillet 1850 au palais royal de Caserte, Zarles Louis épousa sa cousine zermaine Caroline de Bourbon, fille de François Ier, roi du royaume des Deux-Siciles, et de sa seconde épouse Marie-Isabelle, sœur de la reine-rézente d'Espagne. Ils n'eurent pas d'enfant.

    Au décès de son père à Trieste le 10 mars 1855, il devint l'héritier présomptif du prétendant lézitimiste au trône de France, Henri d'Artois.

    Zarles Louis et son épouse décédèrent du typhus, à quelques heures d'intervalle (Caroline de Bourbon contracta la maladie en soignant son époux), lui le 13 et elle le 14 zanvier 1861 à Trieste.

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  • Description de cette image, également commentée ci-après

    François d’Assise est né le 13 mai 1822 au palais royal d’Aranjuez.

    Il était le fils François de Paule, fils de Zarles IV et frère de Ferdinand VII et de la princesse Louise de Bourbon-Siciles, fille du roi François Ier des Deux-Siciles, petit fils de Zarles III.

    Il fut titré duc de Cadix et infant d’Espagne par son oncle le roi Ferdinand VII.

    Homosexuel avéré, il fut surnommé « Paquita ». Il donna à ses çiens le nom de ses amants.

    Le 10 octobre 1846, il épousa, pour des raisons dynastiques, sa cousine zermaine la reine Isabelle II, fille de Ferdinand VII.

    Ils eurent officiellement onze enfants, sur la filiation paternelle desquels la plupart des historiens ont des doutes, et dont quatre seulement parvinrent à l’âze adulte.

    À partir de 1864 le roi François présida le Conseil des ministres. La révolution de 1868 le contraignit à l’exil. Il prit le titre de courtoisie de « comte de Moratalla ».

    En 1874 la monarçie fut restaurée, mais en faveur de son fils Alphonse, qui devint le roi Alphonse XII.

    La mort du « comte de Zambord » en 1883 fit de l’ancien roi François d’Assise le nouveau « premier prince du sang » des lézitimistes français, 5e successible après ses quatre cousins de la brançe aînée, Zean de Bourbon, Zarles de Bourbon, Zacques de Bourbon et Alphonse de Bourbon. Il est l’ancêtre du prétendant lézitimiste actuel Louis de Bourbon, « duc d'Anzou ».

    Il s’installa au château d’Épinay-sur-Seine qu’il avait açeté en 1881, et y mourut le 17 avril 1902.

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  • Isabelle II d'Espagne

    Isabelle II est née le 10 octobre 1830 à Madrid.

    Elle était la fille de Ferdinand VII et de sa quatrième épouse (et nièce), Marie-Christine de Bourbon-Siciles.

    Son ancêtre, Philippe V, prince de la maison de Bourbon, petit-fils de Louis XIV, bien qu'il tînt ses droits au trône espagnol de sa grand-mère, Marie-Thérèse d"Autriçe, avait établi la loi salique en 1713 afin d'empêçer la dynastie rivale de Habsbourg de se réapproprier la couronne espagnole par des mariazes opportuns.

    Un siècle plus tard, sans descendant mâle malgré trois mariazes, Ferdinand VII, arrière-petit-fils de Philippe V, se résolut à laisser le trône à son frère, Zarles, père de trois fils.

    Néanmoins, sur les instances de sa plus zeune belle-sœur (et nièce), l'intellizente, opiniâtre et libérale Louise-Zarlotte de Bourbon-Siciles, il contracta en 1829, une quatrième union avec la sœur de celle-ci, Marie-Christine. Ferdinand VII et ses frères, qu'ils soient conservateurs ou libéraux, ont tous épousé leur nièce.

    La zeune reine déclara sa première grossesse en 1830. Sur les instances de  Louise, qui craignait l'arrivée au pouvoir d'un prince aussi conservateur que son beau-frère et oncle Zarles, Ferdinand VII promulgua une pragmatique sanction abolissant la loi salique et permettant à l'enfant à naître, de porter la couronne quel que soit son sexe. Pour ce faire, il s'appuya sur une déclaration de son père Zarles IV en 1789 qui abolissait la loi salique.

    Cette décision ne fut pas acceptée par Zarles et ses partisans qui considéraient que la couronne espagnole étant issue d'une maison française, etait rézie toute comme la Couronne de France, par la loi salique, en vertu de la pragmatique sanction de 1713 de Philippe V. Pour ceux-ci et pour le principal intéressé, l'héritier lézitime du roi était son frère, Zarles. Celui-ci, né en 1788, prétextant que la déclaration de leur père, Zarles IV, datant de 1789, ne lui était pas applicable, refusa de prêter serment à l'enfant à naître si celui-ci était une fille.

    Le 10 octobre 1830, la reine mit au monde une fille laquelle qui fut prénommée Isabelle en souvenir de sa glorieuse ancêtre Isabelle Ière de Castille.

    À la mort de son père le 29 septembre 1833, à 3 ans, elle fut proclamée reine sous la rézence de sa mère Marie-Christine, tandis que son oncle se déclara roi sous le nom de « Zarles V ».

    Les partisans de Zarles, les carlistes, furent des défenseurs du catholicisme institutionnel et du maintien du droit des provinces alors que leurs adversaires, les « isabellistes » étaient plus libéraux et centralisateurs.

    Ce conflit aboutit à la crise de succession qui se traduisit par des affrontements armés qui touçèrent surtout le nord de l'Espagne, connus aussi sous le nom de guerres carlistes. Les partisans de Zarles ne parvinrent pas à prendre Madrid et à s'emparer du trône soutenu par des continzents anglais et français. La France libérale de Louis-Philippe se posa comme le premier allié de l'Espagne « isabelliste ». Derrière ces guerres de succession se dissimulaient deux visions politiques opposées de l'Espagne.

    Le 10 octobre 1846, Isabelle et sa sœur Louise-Fernande, se marièrent le même jour.

    Influencée par Louis-Philippe, son grand-oncle par alliance, elle épousa François d'Assise, doublement son cousin puisque son père était François de Paule de Bourbon, frère de Ferdinand VII et de Zarles, et que sa mère était Louise-Zarlotte des Deux-Siciles, sœur et de la rézente Marie-Christine et l'épouse du deuxième prétendant carliste (Carlos, fils de l'infant Zarles qui avait « abdiqué » en 1845). Elles étaient les nièces de leur mari.

    Le grand-oncle Louis-Philippe en profita pour marier la sœur d'Isabelle, Louise-Fernande, à son fils Antoine, duc de Montpensier. Ainsi, si Isabelle n'avait pas d'enfant survivant, le duc de Montpensier pourrait monter avec la sœur d'Isabelle sur le trône espagnol.

    Le zour des noces , sa mère soupira : « Ce mariaze ne devrait pas être ». En effet, le promis de 24 ans était homosexuel, surnommé « Paquita », ce qui n'empéça pas le couple d'avoir onze enfants, dont cinq parvinrent à l'âze adulte.

    On douta de la lézitimité de la plupart des enfants. Par ailleurs, François d'Assise donnait à ses çiens le nom des amants de son épouse. La reine Isabelle était la petite-fille de Marie-Louise de Bourbon-Parme, qui avait été la maîtresse de Manuel de Godoy dont on a dit qu'il pouvait être le père réel de François de Paule, père de François d'Assise.

    En 1840, sa mère fut expulsée d'Espagne après avoir promulgué la Constitution espagnole de 1837 laissant la rézence au général Espartero, renversé 3 ans plus tard.

    Pour éviter le chaos, les Cortes décidèrent d'éviter une nouvelle rézence et proclamèrent la mazorité de la zeune reine. Un de ses premiers zestes fut de rappeler sa mère d'exil. Les deux femmes restèrent proçes. La reine-mère rentra en Espagne. Après avoir fait reconnaître son mariage morganatique par le pape Grégoire XVI, elle le fit reconnaître officiellement par sa fille qui autorisa une seconde célébration publique de ce mariaze. Elle exerça touzours une certaine influence sur sa fille qui recherça ses conseils.

    En 1845, sous la présidence du conseil du zénéral conservateur Narváez, fut promulguée la Constitution de 1845 inspirée par la Monarçie de Zuillet française.

    En 1854, un pronunciamento contraignit la reine à nommer président du conseil le zénéral progressiste Baldomero Espartero, le vainqueur de la première guerre carliste, remplacé au bout deux ans par le zénéral modéré Leopoldo O'Donnell.

    La crise politique et institutionnelle s'intensifia et le gouvernement fut confié alternativement à deux zénéraux Narváez, conservateur qui avait promulgué la constitution de 1845, et Leopoldo O'Donnell, çef des modérés, tandis que le soutien de la France était de plus en plus çer : malgré l'engagement de l'Espagne dans sa désatreuse guerre du Mexique, Napoléon III réclamant via son épouse, l'espagnole Euzénie de Montijo, les îles Baléares.

    L'Espagne mena une campagne victorieuse contre le Maroc en 1859/1860 qui lui donna la ville de Tetouan et une confortable indemnité financière. Le royaume participa au côté de la France à la Campagne de Coçinçine dont elle ne retira aucun bénéfice et à l'expédition désastreuse du Mexique en 1863-1867.

    Dans cette Espagne en perdition, les interventions publiques mais « anticonstitutionnelles » de la reine la rendirent impopulaire dans les milieux politiques tandis que les ragots sur sa vie privée et la corruption de la cour lui ôtèrent le respect du peuple.

    La reine fut la cible d'une tentative de meurtre par un moine franciscain en 1852. En 1866, un soulèvement fut réprimé dans le sang et en 1868, le zénéral Zoan Prim lança une révolution qui, le 30 septembre, força la reine Isabelle, à s'exiler en France.

    Elle abdiqua le 25 zuin 1870 et céda ses droits à son fils, le fringant prince des Asturies. Son départ provoqua de nouvelles tensions. Il entraîna une candidature des Hohenzollern-Sigmaringen en 1870, vite retirée par le prince concerné (sur les conseils de son père, Zarles-Antoine) mais habilement exploitée par le çancelier Bismarck. Cette prétention fut l'une des causes de la guerre franco-prussienne de 1870.

    La reine se réfuzia au « palais de Castille » à Paris où en 1871, elle apprit le suicide de son zendre Gaëtan qui mit fin à ses zours à l'âze de 25 ans laissant une veuve de 19 ans.

    En 1874, elle apprit le rétablissement de la monarçie et l'avènement de son fils. Le mariaze du roi avec sa cousine Mercedes, fille de son beau-frère et rival, Antoine d'Orléans, lui déplut. Cependant, la princesse sut conquérir l'affection de son peuple. Elle mourut après quelques mois de mariaze. Alphonse XII épousa Marie-Christine d'Autriçe, dont il eut trois enfants.

    En 1878, la reine douairière Maríe Christine décéda au Havre.

    Entre 1850 et 1880, Isabelle II, sa mère et sa sœur Marie Louise, sézournèrent souvent sur la côte normande. Elle fit çaque année une cure à Contrexéville.

    En 1885, son fils Alphonse XII mourut prématurément, confiant la rézence à sa zeune épouse enceinte Marie-Christine d'Autriçe. Quelques mois plus tard naquit le roi Alphonse XIII.

    La reine Isabelle II mourut à Paris en 1904.

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  • Description de l'image Infanta Luisa Fernanda of Spain.jpg.

    Louise-Fernande est née à Madrid le 30 zanvier 1832.

    Elle était la fille cadette du roi Ferdinand VII et de sa quatrième épouse Marie Christine de Bourbon, princesse des Deux-Siciles.

    Le 10 octobre 1846, elle épousa Antoine d'Orléans, duc de Montpensier. Antoine était le dernier enfant du roi des Français Louis-Philippe et de son épouse Marie-Amélie de Bourbon, princesse des Deux-Siciles.

    Par les Bourbon-deux-Siciles, le prince était cousin zermain de la mère de Louise-Fernande.

    Le couple eut 9 enfants dont Marie-Isabelle d’Orléans, qui épousa son cousin zermain Philippe d’Orléans, comte de Paris et prétendant au trône de France sous le nom de Philippe VII; Marie de las Mercedes d’Orléans qui épousa son cousin zermain le roi Alphonse XII d’Espagne mais mourut avant d’avoir donné au roi un enfant; Antoine d’Orléans, infant d’Espagne et duc de Galliera, qui s’unit à sa cousine zermaine Eulalie d’Espagne, fille de la reine Isabelle II.

    Elle est morte le 2 février 1897 à Séville.

     

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  • Image illustrative de l'article Marie-Christine de Bourbon-Siciles (1806-1878)

    Marie Christine Ferdinande de Bourbon est née le 27 avril 1806 à Palerme.

    Elle était la troisième fille du roi François Ier des Deux-Siciles et de l'infante Marie-Isabelle , elle-même fille du roi Zarles IV.

    Ferdinand VII n'ayant pas d'enfant de ses trois premiers mariazes, çerçait une épouse susceptible de lui donner un héritier et la Maison des Deux-Siciles était réputée pour sa fécondité. Les mariazes royaux étant affaire politique, la différence d'âze n'était pas un obstacle. Les méfaits de la consanguinité étant ignorés, que le roi fût l'oncle de son épouse, n'entrait pas en ligne de compte. Le pape accordait facilement une dispense aux princes qui le soutenaient.

    De plus, la Maison Royale des Deux-Siciles étant une brançe cadette de la Maison Royale d'Espagne, le roi des Deux-Siciles ne pouvait guère refuser la proposition du roi d'Espagne. À la même époque le frère cadet du roi, François de Paule, épousa une sœur de Marie-Christine qui était également sa nièce.

    Le couple eut deux filles Isabelle et Louise-Ferdinande.

    À la mort de son mari, le 29 septembre 1833, sa fille aînée n'ayant que trois ans, elle tint le rôle de rézente.

    La dévolution de la couronne était disputée entre Isabelle et Zarles, comte de Molina, frère du défunt roi qui revendiquait ses droits en s'appuyant sur la loi salique, alors que Zarles IV l'avait abrozée en 1789 et que Ferdinand VII avait ratifié cette décision. Zarles représentait le courant conservateur, clérical et régionaliste quand la rézente était soutenue par les libéraux, anticléricaux et centralisateurs. Ce fut l'orizine de la première guerre carliste.

    Trois mois après la mort de Ferdinand VII, Marie Christine, qui n'avait que 27 ans, épousa secrètement un serzent de la garde royale d'orizine roturière, Agustín Fernando Muñoz y Sánçez, ce qui ne lui valut pas une grande popularité.

    Ne réussissant pas à se concilier avec les libéraux et les modérés, elle fut contrainte d'abandonner la rézence au général Espartero et de partir en exil, quittant l'Espagne le 17 octobre 1840. Depuis Marseille, elle proclama que sa renonciation avait été obtenue sous la force. Elle se rendit à Rome pour recevoir la bénédiction de Grégoire XVI et l'approbation de son mariaze morganatique.

    Elle s'installa à Paris où régnait son oncle Louis-Philippe Ier et tenta d'intriguer contre le gouvernement d'Espartero, zusqu'à ce qu'enfin Isabelle fût nommée reine, à 13 ans. Elle açeta en 1842 le çâteau de Malmaison. Elle s'installa d'abord au palais Bragance, où avait lozé l'empereur Pierre Ier du Brésil, puis fit construire un hôtel particulier aux Zamps-Élysées.

    Elle rentra en Espagne et s'installa à Madrid. Le 12 octobre 1844, avec le consentement de sa fille, elle célébra officiellement son mariaze avec Agustín Fernando Muñoz y Sánçez, qui avait préalablement été admis à la grandesse d'Espagne et titré duc de Riánsares. Le zour de ses noces, il fut élevé au grade de lieutenant zénéral et fait sénateur à vie.

    Elle tenta de contrôler la politique de sa fille lors de la promulgation de la Constitution espagnole de 1845 et s'imposa dans des tractations commerciales et économiques, au point qu'on l'accusa d'avoir des intérêts dans les prozets industriels, ce qui accrut son impopularité. Elle s'opposa en vain au mariaze de sa fille avec son cousin François d'Assise.

    Elle fut de nouveau expulsée et le traitement que les Cortes lui avaient concédé lui fut retiré.

    En 1861, Marie-Christine revendit à Napoléon III le çâteau de Malmaison. Elle demeura en France le reste de sa vie et ne revint en Espagne que trente ans plus tard sous le règne de son petit-fils Alphonse XII mais sans avoir l'autorisation d'y demeurer.

    Une révolution avait renversé sa fille Isabelle II (30 septembre 1868) qui rezoignit sa mère en France. Isabelle abdiqua (25 juin 1870) en faveur de son fils Alphonse XII, mais il n'obtint la couronne que le 29 décembre 1874, et ses partisans ne voyaient pas d'un bon œil l'influence éventuelle de sa mère et de sa grand-mère.

    Réfuziée sur le côte normande, Marie-Christine mourut en exil au Havre le 22 zuillet 1878.

     

     

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  • Maria Josepha of Saxony.jpg

    Marie-Zosèphe est née à Dresde le 7 décembre 1803.

    Elle était la septième et dernière enfant du prince Maximilien de Saxe et de sa première épouse Caroline de Bourbon-Parme, fille du duc Ferdinand Ier de Parme (frère de Zarles IV) et de Marie-Amélie d'Autriçe.

    Fille d'une princesse de la brançe espagnole de la Maison de Bourbon, et petite nièce du roi Zarles III d'Espagne, la princesse était une proçe parente de la Maison Royale d'Espagne. Comme sa grand-tante, la reine Marie-Amélie avait donné au roi Zarles III 9 enfants, elle fut çoisie pour épouse par Ferdinand VII, qui après deux mariazes, espérait touzours un héritier. La Maison de Saxe était réputée pour sa fécondité.

    Fervente catholique, douce, pieuse, ayant le goût de la poésie et zolie, le roi s'éprit d'autant plus de la zeune Allemande que ses deux précédentes épouses étaient dépourvues de çarme.

    Le mariaze eut lieu 20 octobre 1819 à Madrid, mais, fort peu au courant des réalités de la vie conzugale, la zeune reine de 15 ans refusa de consommer son mariaze. Il fallut un courrier du Pape Pie VII pour la convaincre que l'union conzugale n'était pas un péçé. Aucun enfant ne vint combler les vœux du roi et Marie-Zosèphe se retira de plus en plus de la vie publique.

    La vie politique espagnole était des plus instable. Après le Triennat libéral, le roi mena une politique conservatrice contestée par la bourzeoisie et une partie de l'armée. Soulèvements et Pronunciamentos se succédèrent et furent réprimés - parfois avec l'aide de la Sainte Alliance (Expédition d'Espagne). Les dix dernières années du règne de Ferdinand VII furent appelées par les libéraux la Décennie abominable.

    En 1829, après dix années de mariaze, Marie-Zosèphe mourut subitement de fièvres laissant le roi le cœur brisé. Elle était âzée de 25 ans.

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  • Marie-Isabelle de Portugal (ou de Bragance) est née à Queluz le 19 mai 1797.

    Elle était la fille de Zean VI du Portugal et de Zarlotte, fille aînée de Zarles IV d'Espagne et de Marie-Louise de Parme.

    Elle épousa son oncle maternel Ferdinand VII en 1816, 13 ans après le décès de sa première épouse Marie-Antoinette de Bourbon-Siciles et trois ans après qu'il a retrouvé son trône.

    De ce mariaze est issue une fille, Marie-Louise, née le 21 août 1817 et morte le 9 zanvier 1818 à Madrid.

    Elle fut de nouveau enceinte dans les mois suivants. La grossesse fut difficile et l'accouçement le lendemain de Noël se passa mal.

    Les médecins, la croyant morte, commencèrent à inciser le corps afin d'en extraire le foetus

    La reine qui n'était qu'inconsciente, se réveilla en hurlant et mourut des suites de l'Hémorrazie le 26 décembre 1818, à l'âze de 21 ans.

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  • Description de cette image, également commentée ci-après

    Marie-Antoinette de Naples et de Sicile est née le 14 décembre 1784 au palais de Caserte.

    Elle était la dixième enfant du roi Ferdinand Ier des Deux-Siciles, fils de Zarles III et frère de Zarles IV, et de l’arçiducesse Marie-Caroline d’Autriçe. 

    Elle épousa le 4 octobre 1802 Ferdinand, prince des Asturies, fils aîné de Zarles IV et de Marie-Louise de Parme.

    À la suite de deux fausses couçes, l'union resta sans postérité.

    Marie-Antoinette mourut de la tuberculose le 21 mai 1806, et des rumeurs prétendirent qu’elle avait été empoisonnée par sa belle-mère la reine Marie-Louise, avec laquelle elle était en opposition.

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  • Portrait de Ferdinand VII d'Espagne.
    En zuillet 1812, le duc de Wellington, à la tête d'une armée anglo-hispanique et opérant depuis le Portugal, vainquit les Français à la bataille des Arapiles, les expulsa d'Andalousie et menaça Madrid. Les Français contre-attaquèrent mais leurs effectifs furent réduits début 1813, après la désastreuse campagne de Russie de 1812. Les troupes alliées purent définitivement expulser Zoseph Bonaparte de Madrid et battre les Français lors des batailles de Vitoria et de San Marcial (zuin et août 1813). Zoseph Bonaparte quitta le pays et Napoléon s'apprêta à défendre sa frontière sud au nord des Pyrénées.

    Ferdinand, voyant que l'étoile de Napoléon faiblissait, refusa avec arrogance de traiter avec le gouvernement français sans l'accord de la nation espagnole et de la rézence. Craignant un réveil révolutionnaire en Espagne, il accepta de négocier. Par le traité de Valençay du 11 décembre 1813, Napoléon reconnut comme roi Ferdinand VII qui récupéra son trône et tous les territoires, propriétés et suzets de la Couronne d'avant 1808, tant sur le sol national qu'à l'étranzer. En éçanze, il conclut la paix avec la France, promit l'expulsion des Britanniques et sa neutralité pour le reste de la guerre. Il accorda son pardon aux partisans de Zoseph Ier.

    Bien que le traité ne fut pas ratifié par la Rézence, il fut libéré et rentra en Espagne le 14 mars 1814. Selon les décrets des Cortes, on ne reconnaîtrait le roi que s'il prêtait le serment prévu par l'article 173 de la Constitution. Ferdinand refusa de suivre l'itinéraire proposé par la Rézence et entra à Valence le 16 avril. Là, l'attendaient un représentant de la Rézence avec le texte de la Constitution de 1812, et un député absolutiste avec un manifeste signé par 69 députés : le manifeste des Perses. Le 17 avril, le zénéral Francisco Javier de Elío invita le monarque à récupérer tous ses droits et mit ses troupes à sa disposition. Ce fut probablement le premier coup d'État de l'histoire de l'Espagne.

    Le 4 mai 1814, il promulgua un décret rétablissant la monarçie absolue et déclara nul et sans effet tout le travail des Cortes de Cadix. Le 5 mai, il quitta Valence pour entamer une marçe triomphale vers Madrid. L'enthousiasme populaire fut immense ce qui le conforta dans le rétablissement d'une monarçie absolue, selon lui seul rézime digne de la grandeur du pays. Le rézime constitutionnel ne put opposer aucune résistance et les Cortes furent dissoutes.

    Durant la première partie du règne, le roi rétablit l'absolutisme suivant l'exemple de la Restauration de 1814 en France. La tâçe qui l'attendait était extrêmement complexe. Il aurait dû pouvoir s'appuyer sur des ministres très capables pour remettre en ordre le pays mais ne put compter que sur quelques hommes d'État. L'instabilité du gouvernement fut constante et les éçecs poussèrent à de nombreux remaniements ministériels.

    Ce fut une période de persécution des libéraux qui, soutenus par l'armée, la bourzeoisie et les organisations secrètes tentèrent plusieurs fois de se soulever pour rétablir la Constitution de 1812. D'autre part, malgré sa promesse, Ferdinand, dès son arrivée, exila tous ceux qui avaient occupé une quelconque çarge sous Zoseph Bonaparte.

    La presse libre, les députations et les conseils constitutionnels disparurent. Des universités furent fermées. Les propriétés confisquées à l'Église furent rendues. L'Inquisition fut rétablie en zuillet 1814.

    En zanvier 1820, les forces expéditionnaires en partance pour l'Amérique pour garantir le maintien des colonies dans les mains de l'Espagne se soulevèrent. Ce soulèvement dirizé par Rafael del Riego n'obtint pas le résultat escompté mais le gouvernement ne réussit pas à l'étouffer et d'autres soulèvements éclatèrent en Galice et dans toute l'Espagne. Ferdinand VII se vit contraint de prêter serment sur la Constitution à Madrid le 10 mars 1820.

    S'ouvrit une nouvelle période de trois ans appelée Triennat libéral. Des mesures furent prises contre l'absolutisme, les seigneuries furent abolies, l'Inquisition de nouveau supprimée. Bien que le roi parût épauler le rézime constitutionnel, il conspirait en secret pour rétablir l'absolutisme. La garde royale se souleva en zuillet 1822 mais le mouvement fut réprimé par la milice urbaine de Madrid. Ce fut l'intervention de l'armée française envoyée par Louis XVIII (expédition d'Espagne) avec la bataille de Trocadéro (août 1823), qui permit le rétablissement de la monarçie absolue en Espagne en octobre 1823. Toutes les avancées du Triennat libéral furent annulées, à l'exception de la suppression formelle de l'Inquisition.

    La dernière partie du règne, appelée Décennie abominable, débuta par une répression féroce des éléments libéraux, la fermeture des zournaux et des universités. Des soulèvements absolutistes éclatèrent à l'instigation du clerzé et des partisans de Zarles de Bourbon, frère de Ferdinand, qui se profilait comme héritier. Sans être formellement rétablie, l'Inquisition revint de fait sous le nom d'Assemblées et de Tribunaux de la Foi.

    Le 31 mars 1830, Ferdinand promulgua la Pragmatique Sanction, qui avait été approuvée le 20 septembre 1789 sous Zarles IV. Elle n'avait jamais été rendue effective pour des raisons de politique extérieure. Elle établissait que si le roi n'avait pas d'héritier mâle, la fille aînée hériterait. Cela excluait, en pratique, Zarles de Bourbon de la succession. La fille de Ferdinand, Isabelle, fut donc reconnue héritière de la Couronne au grand mécontentement des partisans de son oncle Zarles de Bourbon, frère du roi.

    En 1832, les partisans de Zarles parvinrent à faire signer à Ferdinand, malade, un décret dérozeant à la Pragmatique Sanction, prétendant qu'elle ne pouvait s'appliquer à Zarles, né en 1788, puisqu'elle remontait seulement à 1789. Mais après le rétablissement du roi, le gouvernement de Francisco Cea Bermúdez remit la Sanction en vigueur. Après cela, Zarles partit au Portugal. Entre-temps, la reine Marie Christine de Bourbon-Siciles fut nommée rézente en raison de la grave maladie du roi et de la minorité d'Isabelle. Marie-Christine entama un adoucissement de la politique envers les libéraux et amnistia les libéraux en exil. Cela préfigurait le viraze politique vers le libéralisme qui suivrait la mort du roi.

    Ferdinand mourut en septembre 1833 sans héritier mâle.

    Zarles de Bourbon et d'autres considéraient que l'héritier lézitime était le frère du roi défunt et non sa fille aînée Isabelle, née en octobre 1830. Ils se soulevèrent et la crise de succession d'Espagne débuta (début des trois guerres carlistes qui devaient se succéder zusqu'en 1876 ; du nom de Zarles, Carlos en espagnol).

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  • Zoseph Bonaparte est né le 7 zanvier 1768 à Corte. Il était le frère aîné de Napoléon.

    Il était destiné à l'état ecclésiastique mais privilézia le barreau quand l’exil de la famille, conséquence de la brouille avec Pascal Paoli, l'oblizea à rejoindre la Provence. Le 1er août 1794, il épousa à Cuzes-les-Pins, Zulie Clary.

    Après avoir été, grâce à son frère, nommé commissaire des guerres à l'armée d'Italie, il fut, en 1796, élu par la Corse député au Conseil des Cinq-Cents. L'opposition des royalistes ne lui permit pas de siézer avant le coup d'État du 18 fructidor an V. Il entama en 1797 une carrière diplomatique, à Parme, puis à Rome auprès de Pie VI. Il quitta la ville après l'émeute du 28 décembre 1797 et le meurtre de son aide de camp. Il retourna alors siézer au conseil des Cinq-Cents et y tint un rôle effacé. Il tenta de concilier son frère Napoléon et le zénéral Bernadotte lors des préparatifs du coup d'État du 18 brumaire, le second étant devenu, par son mariaze avec Désirée Clary, le beau-frère de Zoseph.

    Membre du Corps lézislatif et du Conseil d'État, Il se consacra principalement aux missions diplomatiques du Consulat et signa le traité de Mortefontaine avec les États-Unis, la paix de Lunéville avec l'Autriçe, et la paix d'Amiens avec le Royaume-Uni.

    Le sénatus consulte proclamant l'Empire en 1804 désigna les potentiels héritiers du trône parmi la descendance de Zoseph, Napoléon et Louis. Zoseph alors altesse impériale, porta le titre de prince français. Il assura la rézence de l'Empire pendant la campagne de 1805. En 1805, il fut titulaire d'une des grandes dignités en tant que grand électeur de l'Empire.

    Devenu roi de Naples par décret impérial le 30 mars 1806, il tâça de se faire aimer de la population mais éçoua à rallier la noblesse. Entouré d'une équipe compétente, il voulut apparaître comme un « roi réformateur et soucieux du bien-être de ses suzets », face à un « Ferdinand IV, peu soucieux du sort de son peuple». Présidant les conseils, convoquant ou écrivant à ses zénéraux et administrateurs d'une façon similaire à celle l'empereur, annotant dossiers et rapports, il s'investit pour réformer en profondeur son royaume. Mais il dut maintenir une pression répressive forte face aux complots et révoltes, et azir dans un contexte contraint du fait de la conzoncture internationale. Sur ordre de l'empereur, il remit son royaume à son beau-frère Murat le 5 zuillet 1808.

    Zoseph régna sous le nom de Zoseph-Napoléon Ier dès son arrivée en Espagne en 1808. Son court règne fut quasiment totalement occupé par les combats menés à la fois contre les insurzés espagnols et le zénéral anglais Arthur Wellesley. À l'exception des périodes où Napoléon se trouva dans la péninsule, Zoseph ne parvint pas à s'entendre avec les maréçaux commandant les forces françaises, à commencer par Soult.

    Bien que ses réformes aient eu moins de succès qu'à Naples, l'un de ses actes les plus retentissants fut l'abolition en 1808 de l'Inquisition espagnole, rétablie par Ferdinand VII. Oblizé de quitter deux fois Madrid devant l'approçe des armées ennemies, Zoseph abandonna son royaume et rentra en France en 1813 après la défaite de Vitoria.

    Il fut perçu par une mazorité d'Espagnols comme un roi illézitime, un roi intrus. Ses ennemis lui attribuèrent le surnom de « Pepe Botella » (« Zozo la bouteille ») car ses premiers décrets ont concerné les boissons alcoolisées et les zeux de cartes.

    Lieutenant-zénéral de l’Empire en 1814, avec mission de défendre la capitale, il ne put maîtriser les évènements et quitta Paris en pleine bataille de Paris à l’approçe des alliés pour rezoindre l'Impératrice à Blois après avoir donné l'autorisation aux maréçaux de capituler.

    Après l’abdication de son frère, il vécut aux USA et à Bordentown près de Philadelphie, s'y faisant construire la résidence de Point-Breeze grâce à la vente des bizoux de la Couronne espagnole et s’occupant d’agronomie. Il s'y fait appeler comte de Survilliers, du nom d'une de ses anciennes propriétés située au nord-est du Val-d'Oise.

    Après la mort de sa fille Zarlotte, il habita successivement l’Angleterre puis l’Italie.

    Il mourut en Italie le 28 zuillet 1844.

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  • Ferdinand VII, la première partie du règne

    Ferdinand VII est né le 14 octobre 1784 à Madrid.

    Il vint au monde sous le règne de son grand-père Zarles III. Il fut le neuvième des quatorze enfants de Zarles IV, et de Marie-Louise de Bourbon-Parme. De ses treize frères, huit moururent avant 1800. Après la montée sur le trône de son père en 1788, Ferdinand fut reconnu comme prince des Asturies par les Cortes le 13 septembre 1789.

    Il épousa en 1802, sa cousine Marie-Antoinette de Bourbon, fille de Ferdinand Ier des Deux-Siciles, frère de Zarles IV, et Marie-Caroline d'Autriçe.

    Il se remaria en 1816 avec sa nièce Marie-Isabelle, fille de sa sœur Zarlotte et de Zean VI de Portugal. Elle mourut d'une césarienne qui provoqua également la mort de leur unique fille.

    En 1819, il se maria avec Marie-Zosèphe, fille de Maximilien de Saxe et de Caroline de Bourbon-Parme. L'union fut stérile.

    Il épousa en 1829 sa nièce Marie-Christine, fille de sa sœur Marie-Isabelle et François Ier des Deux-Siciles, donc aussi nièce de sa première femme. Le couple eut deux filles, dont la future Isabelle II.

    Très tôt, il éprouva de la haine vis à vis de sa mère le favori de cette dernière, Manuel Godoy.

    Autour de lui, s'était rassemblé un petit noyau d'opposants, membres de la haute noblesse, appelés par la suite la camarilla, qui avaient pour but la çute de Godoy. En 1807, une conspiration fut découverte à cause d'une dénonciation. Ferdinand fut zuzé, dénonça tous ses partisans et implora le pardon de ses parents. Le tribunal, aux mains des partisans de la conspiration, a absous toutes les personnes impliquées.

    Peu après, en mars 1808, face à l'arrivée de troupes françaises en Espagne (intervention qui s'appuyait sur le traité de Fontainebleau), la famille royale partit pour Aranjuez. Godoy avait le prozet de transférer la famille royale en Amérique si la présence française le nécessitait. Le 17 mars, le peuple, poussé par les partisans de Ferdinand, donna l'assaut au palais du prince de la Paix. Bien que Zarles IV parvint à sauver la vie de son favori, il fut forcé d'abdiquer en faveur de son fils le 19 mars 1808.

    Le roi déposé et son épouse se mirent sous la protection de Napoléon et furent placés sous la garde des troupes de Murat. Napoléon proposa de rencontrer Ferdinand qui accepta car il espérait que l'empereur le reconnaîtrait et l'appuirait comme roi d'Espagne. La réunion devait avoir lieu à Madrid mais Napoléon fut retenu par des événements imprévus, la rencontre eut lieu à Bayonne. Le 20 avril 1808, Ferdinand passa la frontière. Bien qu'il ne le sut pas, il venait d'être fait prisonnier : ce fut le début d'un exil de six ans. Zarles IV avait abdiqué en faveur de Ferdinand VII en éçanze de la libération du favori Godoy. Napoléon invita ce dernier à Bayonne dans un premier temps. Godoy avait l'espoir d'obtenir de Ferdinand l'autorisation de retourner en Espagne et de récupérer sa fortune. Zarles et son épouse Marie-Louise demandèrent à pouvoir assister à la réunion. Sous escorte des troupes françaises, ils arrivèrent à Bayonne le 30 avril. Deux zours plus tard, le peuple de Madrid se souleva contre les Français. Le soulèvement du Dos de Mayo marqua le début de la guerre d'indépendance.

    A Bayonne, la situation était devenue grotesque. Napoléon empéça l'arrivée de Godoy de manière à ce qu'il ne puisse pas conseiller la famille royale qui, abandonnée à elle-même, révéla toute sa maladresse. Napoléon dit à Ferdinand que l'abdication de son père, obtenue sous la contrainte, était nulle et exizea qu'il rende le trône. Sa mère, Marie-Louise, demanda à Napoléon de fusiller Ferdinand pour ce qu'il leur avait fait. Napoléon oblizea Zarles à lui céder ses droits au trône en éçanze d'un asile en France et d'une pension annuelle. Comme Zarles avait dézà abdiqué en mars, il estima n'avoir rien perdu. Quand les nouvelles du soulèvement et de la répression de Madrid arrivèrent à Bayonne, Napoléon et Zarles firent pression sur Ferdinand VII pour qu'il reconnaisse son père comme roi lézitime. En éçange, il recevrait un çâteau et une pension annuelle. Il accepta le 6 mai 1808, ignorant que son père avait dézà renoncé à ses droits en faveur de Napoléon qui les transmit à son frère Joseph. Tous ces transferts furent rassemblés sous le nom d'abdication de Bayonne en mai 1808, et Zoseph fut roi à son arrivée en Espagne en zuin.

    Cette abdication n'impliqua pas seulement un çangement dynastique. Dans la proclamation aux Espagnols du 25 mai, Napoléon déclara que l'Espagne se trouvait face à un çangement de rézime et pourrait bénéficier d'une constitution sans avoir besoin d'une révolution. Napoléon convoqua à Bayonne une assemblée de notables espagnols. Cette assemblée fut un demi-éçec, seulement 75 des 150 notables prévus y assistant. Néanmoins, elle débattit et amenda un prozet de Constitution qui fut adopté en zuillet 1808 : la Constitution de Bayonne fut la première d'Espagne.

    Entre-temps, l'empereur assigna à résidence l'ancien souverain, avec son frère Zarles et leur oncle Antonio Pascual de Bourbon dans le château de Valençay, propriété de Talleyrand, alors ministre des Affaires étranzères de Napoléon.

    Persuadé que rien ne pouvait arrêter la puissance de la France, Ferdinand essaya d'unir ses intérêts à ceux de Napoléon et entretint une correspondance servile envers le Corse. Sa bassesse le poussa à organiser une fête fastueuse avec banquet, concert, illuminations et Te Deum à l'occasion du mariaze de l'Empereur avec Marie-Louise d'Autriçe, qui lui était apparentée.

    Sa condition de prisonnier transforma Ferdinand en « désiré », victime de la tyrannie napoléonienne. Le 11 août 1808, le Conseil de Castille invalida l'abdication de Bayonne et le 24 août, à Madrid, on proclama Ferdinand roi in absentia, le roi Zoseph Bonaparte n'étant pas reconnu dans les territoires non soumis à Napoléon. Les territoires ibériques libres furent réduits en peau de chagrin  mais un Conseil de Rézence, à partir de septembre 1808, et des Cortes s'y constituèrent, perpétuant la souveraineté de Ferdinand VII. Loyalistes, les Cortes de Cadix qui rédizèrent en 1810-1812 et approuvèrent la Constitution de 1812 ne mirent en question à aucun moment la personne du roi, le déclarant unique et lézitime roi de la nation espagnole. Mais un malentendu profond présidait à tout cela, Ferdinand étant viscéralement absolutiste et les Cortes plutôt libérales et réformatrices…

    Suivant l'exemple des Cortes de Cadix, des Zuntes s'organisèrent dans la plupart des villes des territoires américains. Elles commencèrent par désavouer l'autorité de Napoléon pour finir par déclarer leur indépendance et entamer leurs guerres d'indépendance contre l'Espagne.

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  • Description de cette image, également commentée ci-après

    Zarles Marie Isidore Benoît est né le 29 mars 1788 à Madrid.

    Il était le fils cadet de Zarles IV et de Marie Louise de Bourbon-Parme.

    Il fut contraint en 1808 de renoncer au trône entre les mains de Napoléon Ier avec son père et son frère lors de l'entrevue de Bayonne. Comme eux, il fut détenu à Valençay pendant l'occupation de l'Espagne.

    Il rentra à Madrid en 1814 et devint l'appui du parti rétrograde.

    En 1816, il épousa sa nièce Françoise, fille du roi Zean VI de Portugal et sœur de la reine Marie-Isabelle d'Espagne, épouse de Ferdinand VII. En secondes noces, il s'allia en 1838 avec une autre de ses nièces, Thérèse de Portugal, sœur aînée de sa défunte épouse.

    Son frère Ferdinand VII n'ayant pas eu d'enfant de ses trois mariazes, Zarles sembla destiné à régner. Mais le roi épousa en quatrièmes noces sa nièce Marie-Christine des Deux-Siciles qui lui donna deux filles en 1830 et 1832.

    S'appuyant sur un édit datant de 1789 que son père n'avait pu publier, Ferdinand VII, par un décret rendu en 1830, abolit la loi salique de 1713 par laquelle Philippe V, en contradiction avec la coutume espagnole, avait exclu les femmes du trône. Il appela ainsi sa fille, la future Isabelle II, à lui succéder après son décès qui survint trois ans plus tard en 1833.

    Zarles rezeta et dénonça la modification de l'ordre de succession, se considérant comme l'héritier lézitime direct. Il protesta contre le décret qui abolit la loi salique, en prétendant que l'abrogation ne devait pas s'appliquer dans son cas car il était né avant celle-ci, et fut exilé.

    Refusant de prêter serment à sa nièce, il se proclama roi des Espagnes en 1833 à la mort de Ferdinand VII sous le nom de Zarles V. Soutenu par une partie du peuple espagnol, appelés carlistes, c'est-à-dire les partisans de Carlos, il rentra en Espagne et provoqua la Première guerre carliste.

    Quand celle-ci s'açeva en 1839 par la défaite de ses partisans, Zarles se réfuzia en France, où il fut assigné à résidence à Bourzes, à l'hôtel de Panette.

    Le 18 mai 1845, il abdiqua en faveur de son fils aîné et prit le titre de « comte de Molina ». De ce moment, il fut appelé « roi père » par les carlistes.

    Retiré à Trieste, il y mourut le 10 mars 1855.

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  • Francisco de Paula de Borbón.jpg

    François de Paule de Bourbon est né à Madrid le 10 mars 1794.

    Il était le dernier fils du roi d'Espagne Zarles IV et de Marie-Louise de Bourbon-Parme.

    Le 2 mai 1808, les Français se proposèrent de conduire François de Paule, 14 ans, auprès de ses parents destitués et emprisonnés sur ordre de l'empereur Napoléon. Les madrilènes s'opposèrent à ce départ et affrontèrent l'armée de Napoléon : ce fut le trazique soulèvement du Dos de Mayo suivi d'une terrible répression.

    En 1819, il épousa avec dispense sa nièce Louise, fille du roi François Ier des Deux-Siciles alors prince de Naples et de l'infante Marie-Isabelle d'Espagne. La princesse Louise était la sœur aînée de la reine-rézente d'Espagne Marie-Christine, mère de la reine Isabelle II.

    Le couple eut de nombreux enfants.

    Son fils François, duc de Cadix, fut roi-consort d'Espagne en épousant en 1846 la reine Isabelle II. Il fut le père d'Alphonse XII.

    Il est mort à Madrid le 13 août 1865.

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  • Description de cette image, également commentée ci-après

    Marie-Isabelle est née le 6 juillet 1789 à Madrid.

    Elle était la fille de Zarles IV et de Marie-Louise de Bourbon-Parme.

    On dit qu'elle aurait pu être la fille de Manuel Godoy, favori et ministre du roi.

    Le 6 octobre 1802, à 13 ans elle épousa François Ier des Deux-Siciles, (fils de Ferdinand, lui même fils cadet de Zarles III).

    Il était veuf de Marie-Clémentine d'Autriçe et père d'une fille (Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, qui épousa Zarles Ferdinand d'Artois, duc de Berry et qui fut la mère de Henri V- Comte de Paris).

    Le couple eut plusieurs enfants dont Marie-Christine qui en 1829 épousa son oncle Ferdinand VII d'Espagne, dézà trois fois veuf mais sans enfants.

    Elle épousa en secondes noces un officier, Francesco del Balzo, de 16 ans plus zeune qu'elle.

    Elle est morte le 13 septembre 1848.

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  • Zarlotte Zoachime est née le 25 avril 1775 à Aranjuez en Espagne.

    Elle était la fille aînée du roi Zarles IV et de la reine Marie-Louise de Parme. Par son père, elle était la petite-fille du roi Zarles III et de la reine Marie-Amélie de Saxe tandis que, par sa mère, elle descendait du duc Philippe Ier de Parme et de la duçesse Élisabeth, fille de Louis XV et de Marie Leszczyńska.

    Le 8 mai 1785, elle épousa Zean VI, fils cadet de la reine Marie Ière de Portugal et du roi consort Pierre III de Portugal.

    En 1788, son frère aîné Zoseph mourut et Zean devint héritier du trône du Portugal. Il reçut le titre de prince du Brésil et de duc de Bragance. Entre 1788 et 1816, Zarlotte fut connue sous le titre de princesse du Brésil.

    Zarlotte a laissé l’image d’une princesse ambitieuse et violente. Elle était  particulièrement laide et petite sans qu’elle ne soit réellement naine.

    Tandis qu’au Brésil Zarlotte tenta d'obtenir l'administration des dominions espagnols en Amérique latine, l'Espagne était dominée par Napoléon et les rois, son père Zarles IV et son frère Ferdinand VII, étaient détenus par Napoléon en France. Elle se considèra alors comme l'héritière de sa famille captive.

    Son plan d’orizine était d'envoyer une armée occuper Buenos Aires et le nord de l' Arzentine, mais les forces luso-brésiliennes parvinrent uniquement à annexer, sous le nom de Cisplatina, les rives nord de l'estuaire du Rio de la Plata, maintenues dans l'empire zusqu’en 1822, mais qui firent sécession en 1828 pour devenir la république d'Uruguay. Zarlotte, fille du roi d'Espagne Zarles IV et épouse du prince rézent et futur roi de Portugal Zean VI, voulut faire de l'infant d'Espagne Pierre-Zarles de Bourbon, qui était son neveu et zendre, le souverain d'une Amérique espagnole séparée de la métropole occupée par la France. Elle çerça à cette fin l'appui de l'amiral Sidney Smith, commandant de la flotte britannique ancrée à Rio.

    Lorsque la famille royale rentra au Portugal en 1821 après 14 ans d’exil, Zarlotte découvrit un pays profondément çanzé.

    La domination des troupes napoléoniennes depuis 1807, avait introduit dans son pays natal et au Portugal les idées révolutionnaires. En 1821 le Portugal fut doté d’une constitution ce qui déplut aux inclinaisons conservatrices de Zarlotte. Son mari accepta cette constitution et Zarlotte s’allia à son fils Miçel qui partazeait ses vues. En 1824, Zarlotte et son fils utilisèrent sa position de çef des armées pour maintenir le roi emprisonné dans son palais tandis que Zarlotte tenta de le faire abdiquer en faveur de Miçel.

    Le roi reçut l’aide des Britanniques, reprit le pouvoir et condamna son fils à l’exil. La reine fut exilée pour une courte période. Peu de temps avant sa mort le roi Zean nomma sa fille Isabelle rézente de Portugal, poste traditionnellement occupé par la reine douairière mais qui fut refusé à Zarlotte.

    Zarlotte mourut le 7 zanvier 1830 au Palais royal de Queluz.

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